‹ Le Mois de Notre-Dame du Perpétuel Secours [microforme]Chapitre 16 sur 32 · DIX-SEPTIÈME JOUR · texte numérisé non relu

DIX-SEPTIÈME JOUR

Marie est le Perpétuel Secours des pecheurs.

Tous les hommes sont pécheurs, dit Saint Jean. '(1 jo. I.) Aucim homme, par conséquent, n'est digne de s'approcher de Dieu. Heureusement nous avons un avocat auprès I JJ du Père, c'est Jésus-Christ, le juste par excel-

lence. . Frère charitable, il sollicitera certainement notre pardon, et. Fils chéri, il ne manquera pas d'être exaucé. Mais peut-être que la majesté divine qui réside en lui nous effraie ? Bassurons-nous, car nous avons aussi une avocate en qui nous n'avons rien à redouter : c'est Marie, sa Mère et la nôtre. Elle a toutes les qualités propres à nous inspirer une confiance sans bornes. Avocate zélée, elle prend à cœtir notre salut. Avocat* très sage, elle connaît les moyens d'apaiser notre juge. Avocate universelle, elle ne refuse sa protection à personne. Dans nos chutes et nos rechutes, bien loin de nous décoiwager, recourons avec une perpétuelle confiance à Notre-Dame du Perpétuel Secours.

DU PERPETUEL SBCOURS 31

PRIÈRE

A Marie, refuge des pbcheurs.

Voici, A Mère de mon Dieu, mon «nique espërance, voici a vos pieds un misérable pêcheur qui iinploi'e votre pitié. Toute l'Eglise et tous les fidèles vous proclament le Refuge des pécheiu-s ; vous êtes donc mon refuge, c'est à voiis de me sauver. Vous savez combien votre divin Fils aime notre salut ; Vous savez ce que Jésus-Christ a souffert pour me sauver ; ô ma Mèi-e, je vous présente les souffrances de Jésus ; le froid qu'il endura dans l'établo de Bethléem, les pas qu'il fit dans le voyage d'Egypte, ses fatigues, ses sueurs, le sang qu'il répandit, la douleur qui le fit expirer à vos yeux sur la croix. Montrez, en me secourant, que vous aimez ce Fils adorable, puisque c'est au nom de votre amou.- pour lui que je vous prie de me secourir ; tendez la main à un malheureux qui, du fond de l'abîme, vous supplie d'avoir pitié de lui. Si j'étais un saint, je ne vous demanderais pas miséricorde ; c'est parce que je suis un pécheur que j'ai recours à vous, la Mère des Miséricordes. Je sais que votre cœur compatissant trouve sa consolation à aider les misérables, quand leur olwtination ne met pas obstacle à vos faveurs; consolez donc votre cœur compatissant et consolez-moi, aujourd'hui que vous avez l'oc-

82 UB MOIB DC NOTRE-DAMK

ca«ion de sauver un malheureux condamne à l'enfer, aujourd'hui que vous pouvez m'aider, puisque je ne veux pas être obstiné. Je me remets entre vos mains : dites-moi ce que j'ai à faire, et obtenez-moi la force de l'exécuter ; ja suis résolu de faire tout ce que je puis pour rentrer dans l'amitié de Dieu. Je me réfugie sous votre manteau ; Jésus veut que j'aie recours à vous, atln que, pour votre gloire et pour la sienne (car vous êtes sa Mère), je sois redevable de mon salut, non seulement à son sang, mais encore & vos prières ; il m'envoie auprès de vous, pour que vous me secomiez. O Matin, ne voici, je mets en vous ma confiance ; vous priez pour tant d'autres, priez, dites aussi une parole pour moi ; dites à Dieu que vous voulez mon salut, et Dieu me sauvera certainement.

Dites-lui que je suis à vous, je ne vous demande pt .' autre chose. Ainsi soit-il.

Page 1