LB MOIS DE NOTRE-DAMK
" Après le titre de Mère de Dieu, lui dit-elle, je me fais gloire surtout d'être nommée l'avocate des pécheurs." Ah ! celui-là ferait injure au cœur de Marie, qui appréhenderait d'aller se jeter à ses pieds. Loin d'avoir rien de sévère et de terrible, elle n'est que pré venance, amabilité, bonté. Lisez et relisez tant que vous voudrez les évangiles, et, s. vous trouvez un seul acte de sévérité de la part de Marie, craignez alors de vous approcher d'elle. Mais vous n'en trouverez aucun ; ayez donc recours à elle en toute confiance, et elle vous sauvera par son intercession.
PRIÈRE
A Marie, reconciliatrice des pécheurs
Voici, ô sainte la plus élevée de toutes les créatures, que de cette terre d'exil, je vous salue,moi misérable rebelle à mon Dieu, digne de châtiments plutôt que de grâce, de sévérité plutôt que de miséricorde. Si je parle ainsi, ô ma Beine, ce n'est point par défiance de votre bonté. Je sais que vous vous glorifiez d'être d'autant plus bienfaisante que vous êtes plus grande ; je sais que, si vous vous réjouissez de vos richesses, c'est qu'il vous est donné de le» communiquer à des misérables tels que. nous. .Te sais que plus ceux qui vous implorent sont coupables, plus vous avez à cœur de les protéger, de les sauver. O
ma vlère, offrez à Dieu, je vous Diie, ces i;r(^eieuses larmes que vous avez jadis répandues pour moi à la mort de votre Fils, et, par leur mërite, obtenez-moi une vraie douleur de mes péchés. O Marie, faites que désormais je me garde bien de vous affliger de nouveau par mon ingi'atitude. A quoi me serviraient les larmes que vous avez versées pour moi, si je persistais à pécher ? à quoi me servirait votre miséricorde, si, en réitérant mes infidélités, j'allais me damner? Oh 1 non, ma Beine, ne le permettez pas. "Vous qui obtenez de Dieu tout ce que vous voulez et qui exaucez tous ceux qui vous prient, voici les deux grâces que je vous demande et que j'attends, et que j'exige même de vous : être fldMe à Dieu en ne l'offensant plus, et l'aimer le reste de ma vie autant que je l'ai offensé. Ainsi soit-il.