VINGT-CINQUIÈME JOUR
Marie est notre Perpétuel Secours dans les calamités.
Le péché est la cause unique de tous les châtiments que Dieu nous envoie. Comment peut-on être délivré des fléaux, quand on ne
DU PERPETUEL BECOUBS
veut point cesser d'irriter le ciel ? Cependant le Seign sur, en nous frappant, ne cherche point notre ruine, mais notre convei'sion ; voilà pourquoi il nous a donné sa propre Mère pour protectrice perpétuelle. La protection de Marie est plus puissante et plus efficace que tout ce que nous pouvons imaginer.
" Depuis longtemps, s'écrie saint Fulgence, le monde serait abimé, si Marie ne l'eût soutenu par son intercession." Oh ! que de sentences de châtiment elle a dû faire révoquer par ses douces prières en faveurs des pécheurs qui ont eu recours à elle ! Quel refuge plus assuré pouvons-nous trouver ailleurs que dans le cœur compatissant de Marie ? Là le pauvre ti-ouve un asile, le malade un remède, l'affligé une consolation, le délaissé un appui. Que nous serions à plaindre si nous n'avions point cette Mère de miséricorde I
PRIÈRE
A Marie, notre unique espérance après dif.u
O MÈBE du saint amour, qui êtes notre vie, notre refuge et notre espérance, vous savez que, non content de se faire notre perpétuel avocat auprès du Père étemel, Jésus-Christ votre Fils veut encore que vous intercédiez vous-même aupi-ès de lui pour nous obtenir les divines miséricordes : il a décrété que vos
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prières nous aideraient à nous sauver, et il leur a donné tant d'efficacité qu'elles sont toujoure exaucées. Misérable pécheur que je suis, je m'adresse donc à vous, ô Espérance des misérables ; par les mérites de Jésus- Christ et par votre intercession, j'espère sauver mon âme. Telle esi ma confiance, et elle va si loin, que, si mon salut étemel était entre mes mains, je le remettrais dans les vôtres ; car je me fie plus à votre miséricorde et À votre protection, qu'à toutes mes œuvres. O ma Mère, ô mon espérance, ne m'abandonnez pas, comme je le mériterais ; considérez ma profonde misère, et laissezvous toucher de compassion ; ah ! secourezmoi, sauvez-moi. J'avoue que, bien des fois mes péchés ont mis obstecle aux lumières et aux secours que vous m'obteniez de Dieu ; mais votre compassion pour les misérables et votre pouvoir auprès du Seigneur surpassent le nombre et la malice de mes iniquités. Le ciel et la terre savent que votre protégé ne saurait se perdre. Que toutes les créatures m'oublient donc, mais vous, ne m'oubliez pas, Ô Mère du Tout-Puissant. Dites à Dieu que je suis votre serviteur, dites-lui bien que vous prenez ma défense, et je serai sauvé. O Marie, je me confie en vous ; à la vie et à la mort, toujours je proclamerai que vous êtes toute mon espérance après Jésus. Ainen.
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