‹ Le Mois de Notre-Dame du Perpétuel Secours [microforme]Chapitre 27 sur 32 · VINGT-SEPTIÈME JOUR · texte numérisé non relu

VINGT-SEPTIÈME JOUR

Marie est le Perpetlel Secours de la sainte eglise

Qii'<-Nt-ce (pie l'Kglise? C'est l'i!iH)use de Jésus-Christ qui l'a accjuise au prix de son sang ; c'est donc la fille bien-aiiiiëe de Marie. Saint Augustin dit que " l'Auguste Vierge a coopéré par sa cliarité à la naissance spirituelle de l'Eglise." Nous pouvons ajouter qu'elle y a coopéi-é par ses douleuis ; car c'est sur le Calvaire, c'est du cAté percé, c'est du Cœur inôiiie de Jésus qu'est née l'Eglise. Saint Antonin nous dit en outre que Dieu a mis l'Eglise entière, non seulement sous le patronage, mais encore sous le domaine de Marie. Or, une mère ne peut pas délaisser sa flile dans la détresse, et une reine puissante ne peut abandonner son domaine à ses ennemis. Aussi, à peine le Sauveur fut-il mort, que les apôtres regai-dèrent Marie comme leur perpétuel secours. Et Marie ne les a pas trompés dans leur attente ; et Marie n'a pas cessé d'assister la sainte Eglise ; et l'Eglise reconnaissante n'a pas cessé de l'invoquer en tous ses périls et de l«i attribuer l'extinction de toutes les héi-ésies.

PRIÈRE

A Marie, secours de ceux gui l'invosuent

O mère de Dieu, Reine des anges et espérance des hommes, écoutez une âme suppliante qui vous implore. Aujourd'hui prosterné à vos pieds, je me consaci-e pour toujours à vous en qualité de serviteur, et je m'engage à vous servir et à vous honorer de tout mon pouvoir pendant le reste de ma vie. Vous êtes peu honorée, je le sais, par l'hommage d'un être aussi vil et aussi pervers que moi, malheureux qui ai tant offensé Jésus- Christ, votre Fils et mon Rédempteur ; mais si, malgré mon indignité, vous me recevez pour votre serviteur, et si, par votre intercession, vous me rendez dig^e de l'être, cet acte même de votre miséricorde vous procurera l'honneur qu'un misérable tel que moi ne satirait vous rendre. Recevez-moi à votre service, ô ma Mère, ne me refusez pas. C'est pour chercher les brebis perdues que le Verbe étemel est descendu du ciel, c'est pour les sauver qu'il s'est fait votre Fils, et vous repousseriez une pauvre brebis qui s'adresse à vous pour retrouver Jésus I Déjà le prix de mon salut est acquitté ; déjà mon Sauveur a répandu pour moi son sang divin, ce sang qui suffirait pour sauver des milliers de mondes ; il ne reste plus qu'à m'en appliquer

DU PERPETUEL 8ECOUB8

le mérite, et cela dépend de vous, 6 Vierge bénie ; car, dit saint Bonavenlure, vous pouvez sauver qui vous voulez. Secourez-moi donc, 6 ma Reine I Ma douce Souveraine, sauvez-moi, je vous confie mon Âme ; songez à la sauver. O salut de ceux qui vous invoquent, dirai-je en terminant, avec le même saint, sauvez-moi. Ainsi soit-il

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