TRENTE-UNIÈME JOUR
Marie est le Perpétuel Secours des mourants.
Grande sera notre joie à l'heure de la mort, si nous pouvons alors nous rendre le témoignage d'avoir aimé cette bonne Mère, toujours fidèle à récompenser ceux de ses enfants qui ont été fidèles à la servir et à l'honorer par des visites, par la récitation du chapelet, etc. Nous ne serons pas même privés de cette consolation pour avoir vécu un temps dans le péché, si désormais nous tâchons de nous bien conduire et de servir fidèlement cette Reine si clémente et si généreuse. Dans les angoisses de notre agonie et dans les tentations de désecpnir que le démon nous inspirera, elle nous fortifiera et portera la bonté jusqu'à venir elle-même nous assister à nos derniers moments. Et pourquoi notre confiance n'irait-elle pas jxisqu'à espérer que Marie viendra alors nous consoler par sa présence, si nous la servons avec amour tout le
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reste de notre vie I Elle a promis à sainte Mechtilde d'accorder cette précieuse faveur à tous ceux qui la servent fidèlement en ce monde. Oh I qu'elle consolation de voir Marie à l'heure suprême I
PRIÈRE
A MaRIB, CONSECRATION OB SA FAMILLB
O Notre-Dame du Perpétuel Secours. Vierge bénie et immaculée, no^re Reine et notre Mère, refuge et consolation de tous les malheiuwux, prosterné devant votre trône avec toute ma famille, je vous choisis pour ma Souveraine, ma mère et mon avocate auprès de Dieu. Je me consacre pour-toujoiirs à votre service, avec tous ceux qui m'appartiennent ; et je vous prie, ÔMère de Dieu, de nous recevoir au nombre de vos serviteurs, en nous prenant sous votre protection, en nous secoiuwnt durant notre vie et plus encore au moment de notre mort. O Mère de miséricorde, je vous établis maîtresse et gouvernaAte de toute ma maison, (de mes enfants), de mes intérêts, de toutes mes affaires ; ne refusez point d'en prendre soin, et disposez de tout selon votre bon plaisir. Bénissez moi donc avec toute ma famille, et ne permettez pas qu'aucun de nous offense jamais votre clivin Fils. Défendez-nous dans
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les tentations, dëlivrez-nous des dangers, pourvoyez à nos besoins, conseillez-nous dans les doutes, consolez-nous dans les afflictidns, assistez-nous dans les maladies et principalement dans les angoisses de !a mort. Ne souflrezpasqueledëmonse glorifie jamais de nous tenir sous son esclavage, puisque nous vous sommes désormais consacrés ; mais faites que nous allions remercier, louer et aimer notre Rédempteur Jésus et vous dans la bienheureuse éternité. Ainsi soit-il.
SAINT ALPHONSE, Modèle et Patpon des fidèles Etopviteups de Notpe-Dame du Perpétuel Secours
En approuvant l'Archiconfrérie de Notre- Dame du Perpétuel Secours et de Saint Alphonse, le Saint-Siège a donné aux confrères ce grand Docteur poxir Patron et prinsipal avocat auprès de la Reine du ciel. Cet honneur d'être associé ainsi à Marie dans nos hommages, il l'a mérité par sa fidélité à honorer ici-bas la très sainte Vierge et à la faire honorer de tout son pouvoir. Non contents de le prier comme notre patron, tâchons de l'imiter dans son amour envers notre secourable Mère Marie.
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„n« /^'P'"'°f r'Ç»' P«"t-on dire, avec le lait une tendre et filiale dévotion envers jUrie. wn.ère m enseigna dès l'enfance " rï£ chaque Jour le Rosai,* et en méditT^ Î^ «nystèi-es. A l'Age de douze ans SÏ noust voyons plongé pendant des heuïï danruje oraison exutique devant une image d^ï Sainte Vierge, tandis que ses coni^gnons
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Carmel ; tous les samedis encore, il prêchait
Il s était obligé de môme par vœu à la ,S tation quotidienne du chalet : et daîsîn
DU PEBFKTUXI. BBCOUR8
extrâme vieillesse, il l'avait continuellement à la main. A tous les quai-ts d'heure, il récitait l'Ave Maria. Il tenait sur sa table de travail une image de Marie vers laquelle il jetait fréquemment des regards affectueux. Il aspirait à tenir api'ès Dieu le premier rang parmi tous les êtres qui aiment Marie : il lui en demandait la g^r&ce. Il aimait à l'appeler sa Mère, lui demandait la l)ëuédiction, matin et soir, et recourait à elle avec la confiance d'un enfant dans les persécutions qui mettaient en péril l'existence de sa Cong^gation et dans les hoiribles tentati''-n8 que le démon lui suscitait, à lui-même, ilien n'était plus touchant que de l'entendre, à l'&ge de quatre-vingt-dix ans, dire tout effrayé encore : " Le démon a voulu me jeter dans le désespoir, mais »'a Mère Marie m'a délivré." Nul n'a plus eu ,ribué que lui à propager la dévotion à la Mère de Dieu ; nul n'a plus hâté en particulier la proclamation du dogme de sa Conception Immaculée.
2. Mais de quelles faveurs Marie ne s'estellç pas plu à coui-onner le zèle de son fidèle sei-viteurl Elle le guérit miraculeusement alors qu'épuisé, il venait déjà do recevoir l'Ëxti-ème-Onction. Elle lui apparaissait fréquemment dans la grotte de Scala, où il se livrait à la pénitence et k la prière, et elle lui donnait conseil sur tout ce qui concernait •a Congrégation naissante ; elle lui révélait
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tendkquiiprtchait sur les mis^riconle» de cette Beine de son cœur, on vit l'image de Maie devenir luniineiwe et projeter des rayons resplendissants sur le front d'Alphon- •e qui, ravi en extase, s'élevait alow à plu- «eum p^eds au-dess.w de la chaire de v,îrit<S. Par obéissance à l'autorité supérieure, il attesta ayec serment avoir vu Marie sou. les traits d une Jeune Vierge d'une beauté toute céleste tandis qu'il vénérait un tableau miraculeux dont les traits étaient complètement effacés. Mais ce qui vaut mieux que tous ces prod ges, elle le lit avancer à pas de géant, depuis son enfance jusqu'à l'Age de presque un siècle, dans les voies de la sainteté. Enfin accomplissant une prière que son serviteur lui avait souvent faite pendant sa vie. elle se montra à h.i à deux «prises, peu d'heures avant sa mort, le ravit en extase, le combla de consolations et le laissa plein d'une douce assurance de son salut éternel—Efforçonsnous d'imiter la fei^reiu. de ce grand Saint, dans le culte de Notre-Dame ; et demandonslui chaque jour, en récitant le Gloria Patri en son honneur, de nous obtenir la gi-ftce de recourir à Marie dans toutes nos nécessités. Pratique. S'animer à bien servir Notre- Dame du Pei-pétuel Secours, par l'espoir d être assisté par eUe dans nos peines et sur-
DU PBnpxTtTXL aKooima
tout à la mort Selon saini xMphonae, la pratique la plus propre de la dévotion à Marie, consiste à recourir à elle dans tous nos besoins. C'est là ce qu'il enseigne à toutes les pages de son livre des " Gloires de Marie," qui n'est qu'un traité de la confiance envers cette bonne Mère. En l'écrivant, il a tracé d'avance l'esprit qui doit animer l'Archiconfrérie de Notre-Dame du Perpétuel Secours. Si vous pouvez contracter cette heureuse habitude d'ici à la fin du mois ce sera sans doute le mois le plus utilement employé de toute votre vie.
PRIÈRE
Grand Saint, mon puissant Protecteur, que vous êtes heureux maintenant d'avoir si fidèlement servi votre bien aimée Souveraine 1 par quel poids immense de gloire sont récompensés ces prières, ces jeûnes, ces austérités, ces pratiques pieuses en son honneur I Toutefois, ce n'est pas votre gloire que j'envie mais votre amour et votre dévouement envers cette auguste mère de notre commun Seig^ieMT. Et pourquoi donc, ô bienheureux Alphonse, servirais-je Marie avec moins d'ardeur que vous l'avez fait? N'est-elle pas pour moi comme pour vous la plus belle, la meilleure, la plus sainte des créatures, ce qu'il y a de plus aimable dans l'univers après Jésus ? N'a-t-elle pas pour moi comme poiir vous
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consenti à la mort cruelle de son Fils unique ? ne m'a-t-elle pas adopte aussi bien que vous sur le Calvaire R Quant à vous, jamais vous ne fûtes coupable d'aucune faute grave ; moi, malheureux, j'en ai commis un grand nombre ; et toujours cette Mère de miséricorde, j en ai la confiance, m'en a obtenu le repentir et le pardon. Je sais d'ailleurs que toutes les grâces que j'ai reçues du Seigneur, me sont venues par son entremise, et par elle seulement je puis espérer celles qui me sont encore nécessaires pour achever heureusement mon pèlerinage et arriver au ciel. Que j'ai donc été ingrat et insensé d'avoir tout de fois affligé son cœur maternel en offensant Jésus, et de m'ôtre mis si peu en peine de servir Jésus et elle 1 Mais je m'en repens ; je déteste mes iniquités et ma froideur : et dorénavant, ô grand Saint, je veux marcher sur vos traces. O vous qui fûtes toujours animé d'un zèle si ardent pour la gloire de Jésus, l'hoaneur de Marie et le salut des pécheurs les plus abandonnés, obtenez-moi de Jésus par l'intercession de Marie, la grâce de ne plus les offenser et de les servir fidèlement jusqu'à la mort ; ainsi vous aurez procuré, à eux la gloire d'être aimés par ce cœur, jusqu'à ce jour si insensible à leurs bienfaits, et à moi pécheur le salut éternel Oraison jacui^toibe. Saint Alphonse,
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obtenez-moi la grâce de servir fidèlement la Mère du Perpétuel-Secours.
EXEMPLK,
Combien de pécheurs deviont leur salut éternel à Notre-Dame du Perpétuel-Secoui* ! Témoin le fait suivant qui nous engagera a recourir sans cesse à cette bonne Mère et ft espérer d'EUe toutes les glaces dont nous avons besoin pour nous et pour les nôtres, a la vie et à la mort. ^ • a.
Dans la ville de Pagami, où mourut samt Alphonse, et où se conservent les pi-écieux ^e^ tes de notre saint Docteur, vivait un père de famille déjà très âgé. Ses mœurs n avaient point été mauvaises, et cependant jamais on ne l'avait vu s'approcher des saci-ements de Pénitence et de rÉucharistie. Au mois d avril 1881. il atteignit sa quatre-vingt-cinquième année, et ses infirmités s'aggravant journellement, le contraignirent a gai-der plus souventle lit. Sa pieuse fille connaissait bien 1 état de son pauvi-e père, et remplie qu'elle était d'un véritable amour filial, elle surmonta tout respect humain, lui parla du dangei' ou lemettait son âge, et lui proposa la confession. A cette parole de salut, explosion d'injures, de blasphèmes : Me confesser ! je n'en ai pas
besoin, je n'ai fait de mal à personne 1
C'est la phrase ordinaire des gens de mauvaise volonté.
Atterréeet réduite au silence, la pauvre tille redoutait en son âme la perte de l'auteur de ses jours. Elle alla trouver son confesseur, et lui confia ses craintes et ses alarmes. Le prêtre les parUgea, mais plein d'une sainte confiance envers la miraculeuse Madone, il dit à Ia jeune fille : Ayez confiance I
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^.^'5"*m'?* part à votre père cette mëdaUle de Notre-Dame du Perpétuel-Secours. faites-la Im porter en lui disant de rAsiter cbaque jour trois Ave ,et trois Gloria
Le vieillard reçut la mëdaille, et soit par éga,rdpour lepi-être, soit pour tout autos motif, il la mit à son cou et récita fidèlement
Quinze jours se passèrent de la sorte. Un matin, il ap|)ela sa fille, " Ma fille, lui dit-iL je veux me confesser ; j'en ai eu, toute cette nuit, la pensée et j'attendais le jour avec impatience, tant je le désire vivement."
La jeune fille, étonnée de ce langage tout nouveau, ne savait que répondre. U fallut
âue son père lui assiuAt qu'û disait la vérité, jUe voulut alors appeler un prêtre, mais le vieillard préféra gagner à force d'efforts. 1 église la plus voisine, où il se confessa et oii u se proposait de retourner pour faire la sainte communion. Dans l'intervalle, les forces vinrent À lui manquer ; il demanda son confesseur et le saint viatique. Sa componction était si grande, qu'il déclara tout haut que dans sa longue vie, il ne s'était confessé qu une seule fois, et encore qu'il l'avait mal fait eu ca«hant un péché, Il demanda pardon à sa fille et à tous ceux qui l'entouraient, et embrassant le crucifix, ilmomniten laissant un espoir assuré de son salut éterneL