‹ Le Mois de Notre-Dame du Perpétuel Secours [microforme]Chapitre 5 sur 32 · TROISIÈME JOUI · texte numérisé non relu

TROISIÈME JOUI

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Secours Parce qu'elle a pour nous un cœur vraiment maternel. Elle met sa gloire à être Mère d'amour. Je suis dit-eUe, la Mère du bel amour. (Eccli. 24.) Sa bonté est si grande, que ses entrailles maternelles ne peuvent cesser de produire des fruits de bonté en notre faveur. Que pouvait il, en effet, j'aillir d'une source de bonté, sinon de la bonté? L'Esprit Saint dit que Marie est semblable à un bel olivier planté daus les champs. (Eccli, 24.) Car de même que le fruit de l'olivier produit l'huile qui sert à nous éclairer, à nous nourrir et à nous guérir, ainsi du cœur de Marie sortent toutes les grâces de lumière, de force et de miséricorde dont nous avons besoins. Ce bel olivier se trouve au millieu des champs, et non dans un jardin entouré de murs ou de haies, afin que nous puissions tous nous en approcher pour obtenir les secours qui nous sont nécessaires.

PRIÈRE A Marie, la plus tendre des mères Comment se peut-il faire.ô Marie, ma trèssainte Mère qu'ayant une Mère si saint*, je sois si pervers ; qu'iyant une Mère si embrasée d'amour pour Dieu, je sois si porté À

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aimer les créatures ; qu'ayant ime Mère si riclie de mérites, je sois si pauvre en vertu ? O ma très-aimable Mère, je ne mérite plus, il est vrai, d'être votre enfant, je m'en suis rendu trop indigne par ma mauvaise vie ; il me sufflt d'être admis au nombre de vos serviteurs; pour être le dernier de vos sujets, je serais prêt à renoncer à tous les royaumes de la terre. Oui, je me contente de cette faveur; cependant, ne me refusez pas celle de vovis appeler aussi ma Mère; ce nom me console, me touche le cœur, et me rappelle l'obligation que j'ai de vous aimer ; ce nom m'inspire une g^nde confiance en vous; quand le souvenir de mes péchés et de la justice divine me remplit de terreur, je me sens tout ranimé par la pensée que vous êtes ma Mère. Permettezmoi donc de vous appeler: Ma Mère,ma trèsaimable Mère I^'est le nom que j'aime à' vous donner, et que je vims donnerai toujoiirs. Après Dieu, c'est vous qui serez mon espérance, mon refuge et mon amour, tant que je serai dans cette vallée de larmes. J'espère mourir dans ces sentiments, en remettant à mon dernier soupir, mon âme entre vos mains bénies, et en vous disant : O ma Mère, ô Marie, ma Mère, assistez-moi, ayez compassion de moi. Ainsi soit-il.

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