‹ Le Mois de Notre-Dame du Perpétuel Secours [microforme]Chapitre 8 sur 32 · JÉSUS ET MARIE · texte numérisé non relu

JÉSUS ET MARIE

O Marie, vous êtes la plus noble, i lus élevée, la plus pure, la plus belle, la plus sainte de toutesles créatures. Ma Souveraine, oh ! si tous les hommes vous connaissaient et vous aimaient comme vous le méritez ! Mais je me console en pensant que tant de bienheureux dans le ciel et tant de just^-s sur la terre sont embrasés d'amour pour votre bontrf et pour votre beauté. Je me réjouis

i:b mois de notbe-damx

surtout de ce que Dieu lui-même vous aime plus vous seule que tous les hommes et tous les anges ensemble. Ma très-aim ible Reine, moi aussi, bien que misérable pêcheur, je vous aime, mais je vous aime trop peu ; je dësire vous aimer davantage et plus tendrement ; mais cet amour, c'est à vous de me l'obtenir; car vous aimer est un grand signe de prédestination ; c'est une g^âce que Dieu accordent à ceux qui se sauvent.

. Je vois en outre, ô ma Mère, combien j'ai d'obligation à votre divin Fils ; je vois qu'il est digne d'un amour infini. Vous ne désirez autre chose que de le voir aimé : eh bien I la gi-âce spéciale que vous devez me pi-ocurer, c'est un grand amour pour Jésus-Christ.

Obtenez-moi cette g^àce, je vous en conjure, vous qui obtenez de Dieu tout ce que vous voulez. Je ne vous demande ni les biens terrestres, ni les honneurs, ni les richesses ; je vous demande ce que votre cœur souhaite le plus, l'amour de mon Dieu. Serait-il possible que vous ne voulussiez point m'aider à satisfaire un désir qui vous est si agréable ? Non, car déjà vous me secourez, déjà vous priez pour moi ; priez ô Marie, priez, et ne cessez jamais de prier, jusqu'à ce que vous me voyiez en paradis, assuré de posséder et d'aimer à jamais mon Dieu avec vous, 6 ma très-tendre Mère. Ainsi soit-il.

DU PERPETUEL SECOUSS

SIXIÈME JOUR Marie est vbritablbmbnt notre Perpétuel

Secours.

L'exemple suivant, entre mille, le prouve une fois de plus. En France, une personne se rendait de Saint-Nicolas du Port chez elle en voitiure. Chemin faisant elle tomba de son siège, et, dans sa chute, elle se cassa une J4mbe. La fracture fut tellement complète que son pied, prive de mouvement propre, allait en tout sens. Au fort de sa douleur, elle ranima ses forces et sa foi : "Notre-Dame du Perpétuel Secours, s'écri«-t-elle, guérisezmoi ; Notre-Dame du Perpétuel Secours, venez à mon secours." Cette prière terminée, la souffrante se fait replacer sur la voiture, rentre à la maison et fait de suite appeler le médecin. Celui-ci examine 'a jambe, et après avoir longtemps regardé cherché : " Mais, je ue remarque rien, dit-ii ; il n'y a ■ rien de cassé, rien n'est démis. Votre pied n'a pas souffert de la chute ; vous devez pouvoir vous en servir. Je sens bien qiie les os du bas de la jambe ont été cassés, mais je constate aussi qu'ils sont en ce moment parfaitement resoudés." La privilégiée de Marie pouvait effectivement marcher • sa jambe était parfaitement guérie.

PRIÈRE A Marie, pour obtenir l'amour envers J^sus

BTMARIK, (Voir p. 11).

LE MOIS DB NOTBE-DAMB

SEPTIÈME JOUR Marie est notre Perpétuel Secours par ses

PRIERES

L'autorité des mères sur leurs fils est si grande, que, fussent-ils monarques, et eussent-ils un pouvoir absolu sur toutes les personnes de leur royaume, jamais les mères ne peuvent devenir sujettes de leurs enfants. Il est vrai que Jésus-Christ, maintenant dans les cieiix, où il est assis à la droite de Dieu le Père, a le souverain domaine sur toutes les créatures, sans en excepter Marie ; néanmoins, il est vrai aussi qu'il fut un temps où notre divin Rédempteur, vivant sur cette terre, voulut s'humilier jusqu'à se soumettre à l'autorité de Marie. De là, nous concluons que dans le ciel, quoique Marie ne puisse plus commander à son Fils, ses prières seront toujours les prlèi-es d'une Mère, et par conséquent bien puissantes pour obtenir tout ce qu'elle demande. Marie, dit Saint Bonaventure, a ce grand privilège, qu'elle est toutepuissante auprès de son Fils; et pourquoi? précisément pour la raison que nous venons d'indiqner, savoir, que les prières de Marie sont les prières d'une Mère.

PRIÈRE

CONSPCRATION A MARIE, LA PLUS MISERICOR- DIEUSE DBS REINES.

O Marie, Mère de mon Dieu et ma Sauve-

DU PEBPETtTBIi BBCOURS

raine, tel se présente à une grande i-elne un misérable tout couvert de plaies et de souillures, tel je me présente k vous, qui êtes la Reine du ciel et de la terre. Du haut de ce trône glorieux où vous êtes assise, ne dédaignez pas. je voiis en supplie, d'abaisser vos i-egards sur moi, pauvre pécheur. Si Dieu vous a rendue si riche, c'est pour secourir le pauvres, et s'il vous a établie Reine de miséricorde, c'est pour vous mettre à même de soulager les misérables; i-egardez-moi donc d'un œil compatissant, et ne m'abandonnez pas que vous ne m'ayez changé de pécheur pn saint. Je ne mérite rien, je le reconnais, ou plutôt, je mériterais, pour mon ingratitude, d'être dépouillé de toutes les giâcesque j'ai reçues du Seigneur par votre entremise ; mais en qualité de Reine de miséricorde, vous n'allez pas cherchant des mé -ites, mais des misères, afin de secourir les nécessiteux ; eh 1 qui est plus pauvre et plus nécessiteux que moi ? O glorieuse "Vierge, je sais que vous êtes la Reine du monde, et par conséquent ma Reine ; je veux me consacrer à votre service d'une manière toute spéciale, afin que vous disposiez de mol comme il vous platt. Gouvernez-moi, ô ma Reine, et ne m'abandonnez point à. moi-môme ; commandez-moi, disposez de moi selon votre gré, et même, châtiez-moi quand je ne vous obéirai point.

LB MOia DE NOTRB-DAIia

Oh I combien me seront salutaireB les châtiments qui me viendront de votre malnl J'est. me plus le bonheur d'âtre votre serviteur, que d'être le mattrt du monde entier. O Marie, acceptec-moi pour vôtre, et à ce titre pensez à me sauver. Je ne veux plus m'appartenir : c'est à vous que je me donne. Si par le passé je vous ai si mal servie, en laissant échapper mille belles occasions de vous honorer, je veux désormais m'unir à vos serviteurs les plus affectionnés et les plus fidèles. Non, je ne veux pas qu'à partir de ce jour personne vous honore et vous aime plus que moi, 6 ma très-aimable Reine ; c'est ce que je promets, et ce que j'espère exécuter avec votre secours. Ainsi soit-il.

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