NAISSANCE DE MARIE
Le moment solennel était arrivé. Vers minuit, Anne se séntant incapable de témoiguer à Dieu la reconnaissance dont son | cœur surabondait, éveilla ses parentes, pour prier avec elle. Elle ouvrit la porte d’une petite niche pratiquée dans le mur, et qui renfermait des reliques. Il y avait des deux côtés, des flambeaux qu’on alluma. Un prie- £ Dieu était au pied de cette espèce de petit | autel. Dans le réliquaire, sé trouvaient des | cheveux de Sara, pour laquelle Anne avait beaucoup de vénération, des os de Joseph,
| que Moïse avait emportés d'Egypte, quelque ll chose de Tobie, un petit vase dans lequel Abraham avait bu, lors de la bénédiction de l'ange. Anne s’agenouilla devant la niche. Deux des femmes étaient à ses côtés, | là troisième derrière. Elle entonnàa encore | un Cantique. Aussitôt, une lumière surnaturelle remplit la chambre, et finit, après
s’ètre mise en mouvement, par se condenser
autour d'Anne. A cette vue, les femmes
tombèrent la face contre terre, comme si
elles eusssent été dans un complet évanouisi”
sement.
La lumière prit tout autour d'Anne. Ldf forme qu'avait le buisson ardent de Moïse
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