‹ Le mois de Ste. Anne et de St. Joachim [microforme]Chapitre 37 sur 42 · LA DÉVOTION A STE. ANNE, EN CANADA · texte numérisé non relu

LA DÉVOTION A STE. ANNE, EN CANADA

Les colons français, en disant adieu à leur patrie, pour venir s’enfoncer dans les forêts du Canada, emportaient avec eux une grande dévotion pour Ste. Anue, et les enfants apprenaient sur les genoux de leurs mères à

[mettre leur confiance dans la protection de

cette grande thaumaturge. On peut donc dire que cette dévotion remonte à l’établis.

sement de notre pays ; aussi, suivant une tradition, le premier autel élevé sur la côte Beaupré, par les Révds. Pères Jésuites, fut dédié à Ste. Anne. Bientôi, on voulut faire plus, pour honorer la mère de la Ste. Vierge,

et dès 1658, un canadien du nom de Etienne Lessart ayant donné une terre de doux,

nm.

arpents de front, et d’une lieue et demie de profondeur, à condition qu’on y bâtirait une église, quinze jours plus tard, on marquait la place où elle serait élevée, et le gouver. vernéur de la Nouvelle-France, M. D’Aille bout, y posait la première pierre, Ce temple fut consacré à Ste. Anne, et les premiers travaux qui y fürent exécutés. furent accompagnés deguérisons étonnantes, prélude des nombreux prodiges qui devaient s'y opérer jusqu’à nos jours. | Mgr. Laval, premier évêque du Canada, voyant que la dévotibn de Ste. Anne était la

dévotion de toute la Nouvelle-France, tout erl D tar un certain nombre de fêtes,

en 1667, fit de celle à Ste. Anne une fête d'obligation, pour tous les fidèies qui lui étaient confiés.

L'église de Ste. Anne de Beaupré reçut plusieurs dons précieux de la Mère.Patrie.

En 1668, elle reçut du chapitre de Carcasson une relique de l’épouse de St. Joachim, qui * y fut solennellement exposée, pour :la pre-

mière fois, le 12 mars, 1670. Elle reçut encore de riches ornements, de magnifiques tableaux. une lampe d'argent et un précieux reliquaire de mème métal]. it

Depuis cette époque, de nombreux pèlerins affluent aux pieds des autels de la Bonne Ste, Anne, et y reçoivent les faveurs les plus signalées.

emie de rait une larquait gouver- D'Aille

> temple remiers t accomlude des y opérer

Canada, e était la nce, tout de fêtes, une fète qui lui

ré reçut e: Patrie.

arcasson him, qui r-la prele reçut rnifiques précieux

ux pèles de la faveurs

Outre Le célèbre pèlerinage de Sie. Anne de Beaupré, nous avons un grand nombre de sanctuaires dédiés à Ste. Anne ; tels que Ste. Anne du bout de l'Ile, Ste. Anne du Détroit.

Ste. Anne de Varennes, Ste. Anne de la Pocatière, Ste. Anne de Ristigouche, Ste.

Anne de Portneuf, Ste. Anne des Monts, Ste. Anne du Säguenay, Ste. Anne de la Pérade, Ste. Anne d’'Yamachiche, Ste. Anne de St. Hyacinte, Ste. Anne des plaines, Ste.

Anne de la ville de Montréal. Mais toutes ces églises ou chapelles ne sont, pour ainsi dire, que comme les filles de celle de la Grande Ste. Anne de Beaupré. Il suffit de pénétrer dans ce vieux sanctuaire, dont les murs sont couverts de béquilles, d'ex-votos.

et autres objets qui rappellent autant dé pro: diges, pour se sentir profonäément émus, et concevoir la plus grande confiance dans la puissance de Ste. Anne.

Réfiexions.—Qui pourrait $e défendre d'aimer sainte Anne et de lui témoigner le plus zrand dévouement? Mêre de la Très Sainte

Jierge, aïeule de Jésus, Elle a donné une Reine à la cour céleste et au genre humain :

elle s’est faite La protectrice de tous ceux qui souffrent, le médecin de toutes nos maladies de l’âme et du corps. Elle nous aime plus que la plus tendre des mères, et si elle n'écoutaitque l'immense charité qui embrase

son cœur maternel, elle laisserait le séjour de toutes les joies, pour venir essuyer nos larmes, appaiser nos soupirs, calmer nos souffrances. | Ah ! äu moins, que notre reconnaissance soit sans bornes.

Pratique.—Ne cessons de remercier sainte Anne, pour la protection qu’elle nous a accordée, à nous, à nos paren's et à nos amis. PA 6 Exemple.—En l'ennée 1664, une femme . nommée Marguerite Bire, demeurant à Québec, se rompit la jambe ; corame l'os était fracturé en quatre endroits, il fut “impossiblé de le remettre en place, et la auvre femme se vit réduite à la plus triste

infirmité. Elle demeura huit mois dans cetf ta état, sans pouvoir mârcher, et sans aucun] B éspoir de guérison, de l'avis même du sa médecin. d!

Elle eut alors recours à Dieu, par l’inter-| le cession de sainte Anne, et elle commença! vi une neuvaine en son honneur, fit une] a confession générale, et s'obligea par vœu, sil M elle obtenait sa guérison; de visiter chaquel lo année une église ou une chapelle dédiée à nc sainte Anne. | DJ

Le jour de sa fête, en 1664, elle se fit} pa transporter dans l’église de sainte Anne de} D

Beaupré. Pendant la messe, au moment de l'élévation, elle ressentit un grand soulagement, et à la communion, mettant de côté

le séjour suyer nos mer nos

naissance

cier sainte e nous à et à nos

1e femme Jeurant à ame l'os its, il fut Lace, et la lus triste

ans aucun ème du

par l’interommença

à dédiée à

elle se fit Anne de oment de d soulageit de côté

is dans cet

, fit une] ar VŒU, Si} er chaquek

Page 1