VIE DE STE. ANNE APRÈS SA SORTIE DU TEMPLE
Ste. Anne pleura longtémps sur le tombeau de sa mère chérie ; si elle n'eut écouté que la voix de son cœur, elle y aurait passé une grande partie de ses jours et de ses nuits. L'état du mariage n'avait aucun attrait pour elle ; en sorte que cé ne fut que par
s parents.
leur mort,
rentienne, qu’elle alla consulter le vieux prophète à ce sujet. Il lui fut répondu, qu’elle devait épouser Joachim. Elle ne le connaissait pas encore ; mais la voix de l’envoyé de Dieu lui suffisait pour déterminer son choix. RE | Joachim, l'époux que de toute éternité le ciel destinait à Anne, était de la famille rovale de David. On eut dit que la
t, résolut, rir à l'ic.
rétablir.
l'image,
soumission aux dernières volontés d'Emé. .
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iété était née avec ce saint jeune homme. |
a droiture, sa modestie, sa constance. à marcher en présence de Dieu, le faisaient regarder par tout le monde comme un homme privilégié.
Anne.et Joachim furent mariés dans une bourgade où il n’y avait qu'une petite k école ; un seul prêtre était présent. Anne avait alors dix-neuf ans. (Ce jour se passa dans la prière ; les rares parents qui avaient assisté. à cette sainte alliance, étaient | là, plutôt pour demander au ciel de bénir ces ks époux, que pour se livrer aux vains amusements des enfants du siècle.
Les parents d'Anne étaient riches; il | avaient de nombreux serviteurs. Pieux, | sensibles et bienfaisants. pleins de droiture,
ils faisaient trois parts de leurs troupeaux et de tout le reste de leurs biens : un tiers était donné au Temple, le second tiers était . destiné aux pauyres ou à des parents moins fortunés ; ils gardaient pour eux la dernière part, qui était la moindre. Leur genre de vie était très modeste. Dans toutes les occa-. sions solennelles, ils réunissaient chez eux. Esor leurs parents; mais, jamais on n’y faisait Ï grande chair. Leur table était toujoursentou- KE no: réed’indigents. Ils étaient d’une grande bien- Rent veillance pour ceux qui étaient jaloux de avt ( leur Rrosere, et qui prenaient de là Bpr occasion de blasphémer le saint nom de |
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donnaient double part.
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Réflexions.— Ste. Anne et St. Joachim idevraient être sous les yeux de tous ceux qui s'unissent par les liens du mariage. Comme eux, ils devraient n'inviter à leurs noces ents qui Equ’un petit nombre de parents, et les convier, e,étaient Eplutôt pour la prière, que pour des diveriisbénir ces fsements dangereux.
s amuse- À Ah !qu'il est triste de voir comment se passent la plupart des ñoces de nos: jours!
Elles ressemblent plus à ‘des réjouissances payennes qu'à des réunions chrétiennes.
Au lieu d'y convier Jésus et sa Ste.Mère, on s'environne souvent de jeunes gens débauchés, de vieillards libertins qui ne semblent prendre du plaisir que dans les propos. les plus scandaleux, les danses les plus lascives. Jeunes époux, comment pouvez-vous espérer que le ciel bénira votre ménage, puisque le jour où vous y entrez ést profané par toute sorte de désordres ?
Enfants de Ste. Anne, que le jout de vos noces soit sanctifié par la prière et de saints entretiens ; bannissez en tous ceux dont vous
propos inconvenants.
Pratique—Convier à #es noces Jésus et
Dieu. Pour les ramener à de meilleurs sentiments, ils les invitaient chez eux et leur
savez raison de redouter la légèreté et les
EE: | 1 Pan
Marie * passer ce jour sous les yeux de Dieu | et de son bon-ange. Se rappeler le mariage de Ste, Anne et de St. Joachim.
Exemple.—Pendant le séjour du sauveur des hommes sur la terre, il y eut, dans une petite ville de la Judée, nommée Cana, un mariage dont les Saintes Ecritures font une mention ioute spéciale. Les époux voulurent sanctifier leur noce en y conviant Jésus: de Nazareth et Sa Sainte Mère.
L’Homme-lieu se rendit à l'invitation qui lui était faite, car le cœur de ceux qui l’appelaient était droit, et, sa présence parmi eux devait leur obtenir les plus grandes faveurs. C'est dans cette circonstance que le mariage fut élevé à la dignité de Sacrement de la Nouvelle Loi ; c'est aussi là que Jésus ÊN opéra son premier "miracle, en changeant Egr
l’eau en vin. le +) la | la Prière à Sle. Anne et à St, Joachim, pour les ha familles chétiennes. cc Comme au premier jour. la . . Jésus, Marie, Joseph. + RAR m
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ux de Dieu f ciNQUIEME sOUR--28 Juillet.
le mariage PRIVILÈGE ACCORDÉ A STE. ANNE ET A
lu sauveur ST. JOACHIM.
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De graves auteurs pensent, et non sans de sérieuses raisons, que Ste. Anne et St.
oachim ont été favorisés du privilège que Dieu accorda plus tard à St. Jean-Baptiste.
Leurs titres de père et de Mère de Marie, d’aieuls du Sauveur du monde, étaient des vocations si sublimes, ils les rapprochaient tant de ces deux immenses foyers de lumière et d'amour divin, qu'on a été porté à croire qu'ils avaiengété arrachés, avant même de naître, aux mortelles influences de l'enfer.
grand respect à leur enfant, à son entrée dans le gone qu'on serait tenté de leur attribuer la
la consacrer d’une manière toute : tr au service du Seigneur dans le temple nous confirme davantage dans cette opinion.
S'il en est ainsi, pouvons nous étre.surpris que les prêtres du Très-Haut aient conçu une si profonde estime des vertus de la jeune Anne, qu’ils la proposaient toujours comme modèles à ses compagnes.
Nous l’avons déjà vu, Anne assista sa mère au moment de la mort, qui arriva dans:sa soixante et dix-huitième année. Il serait
à, pour les
Nathan et Emérentienne témoignèrent un si
ême persuasion ; leur empressement à
Re fui si liant
NT
inutile de dire ici les soins qu'Eméren.
tienne reçut-de-sa fille, à ses derniérs instants.
Cette sainte femme, bénie de Dieu, recueil lait les fruits préciéux de l'arbre célestef qu'elle avait cultivé avec tant de soin.
Réflexions.—Cet exemple doit servir à tous les pères et à toutes les mères. Ils trouveront dans Emérentienne soignée paf sa fille, la récompense d’une éducation pieuse et selon le cœur de Dieu. ‘ L'homme recueillera ce qu'il aura semé,” dit l'Ecriture Sainte. Si les parents veulent recévoit lés soins éempressés de: leurs enfants, quand ils seront sur!
Jleurdit de douleurs et aux portes de la mort, qu’ils leur inspirent des sentiments chrétiens, |
u'ils'les élèvent dans la crainte de Dieu et e ses jugements.
Pratique.—Donner plus de soins à l’éducâtionchrétienne de ses enfants qu'à toute autre chose.
Exemple—Puissance de Ste. Anne—A Trépano, en Sicile; en 1615, André Mursia, médecin, tomba si dangéreusement malade, que ses confrères, désespérant de sa guéri.
son, déclarèrent qu’il fallait lui administrer Jes‘sacrements. Le malade était très-dévot à Ste. Anne, dont il én avait déjà recu des ps faveurs signalées. : [l demanda dés reliques BR“! dela sainte. Le R. P: Joseph Marie de Ter R°°
u'Eméren.
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re céleste ON.
rvir à tous rouveront sa fille, la Je ef selon ueillera ce aitite. Si 1s éempres-
eront sur!
ela mort, hrétiens, | e Dieu et
à l'éduqu’à toute
Anne—A Mursia, malade, 4 guéri.
ninistréer ès-dévot pd des reliques » de
Co
aino ouvrit lereliquaire qu'il avait apporté. e maladeen vit sortir ure lumière éclaanté. Au milieu de la nuit, Stè, Anne lui apparut, le bénit et le laissa complètement puéri. (Bollandistes, 26 juillet.) -
Prière.
Nathan, Ste. Emérentienne, St. Joahim, Ste, Anne, attirez les bénédictions de ieu sur les familles chrétiennes : obtenezous d’imiter toutes vos vertus. Priez pour ous maintenant et à l'heure de notre mort.
Jésus, Marie, Joseph.
SIXIEME JOUR--29 Juillet.