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LES PAPILLONS D’EUROPE
VANESSIDÆ. — Pl. XIII.
Vanessa lo. Lin. Paoîi du jour ^ Engu., fig. 1, è, c, — Dans toute l'Europe. Cptte vanesse est très-commune en juillet, août et septembre, dans les jardins, les champs de luzerne, les bois, etc., et se prend facilement posée sur les fleurs.
Sa chenille vit en société sur les orties, le houblon, en juin, juillet et septembre. Ces dernières donnent naissance à des papillons dont une partie passe Thiver pour reparaître au premier printemps.
Vanessa Antiopa, Lin, il/or/o, Engr., fig, 2, è, c, — Cette belle espece habite toute l'Europe, et l'Amérique du Nord, mais n’est pas commune dans nos environs. On la rencontre de préférence dans les lieux plantés de sanies et de bouleaux, de juillet en septembre.
Chez les Mono qui ont hiverné, et qui reparaissent avec la belle saison, la boi^lure jaune des ailes est devenue blanche.
Les chenilles vivent en société au sommet des bouleaux et des saules, et se trouvent plus fréquemment en juin et juillet.
Vanessa Atalaiita, Lin. Vulcain^ fig. 3. — Dans toute l’Europe, depuis la fin de juin jusqu’en octobre. Très-commun dans les jardins, les prairies, etc.
La chenille vit solitaire sur l’ortie et sc renferme dans une ou plusieurs feuilles réunies par quelques fils de soie, retraite que souvent elle ne quitte pas pour se changer en chrysalide. On la trouve depuis le commencement de juin jusqu’à l’automne, mais surtout en août et septembre. Elle est d’un jaune verdâtre, quelquefois d’un cendré violet, avec lignes latérales jaunes, ainsi que les épines. Télé noirâtre, pattes brunes,
Vanessa Xantlioniclas, Esp. Tortue moyenne., Engu., fig. A. — Hongrie, Autriche, différentes parties de rAllemague, en juillet. Habite spécialement les bords des rivières dans les vallées.
Chenille noire, avec deux lignes dorsales blanches accompagnées de beaucoup de petites taches et de points blancs, et deux autres lignes latérales de meme couleur. Épines, tête et pattes écailleuses noires. Vil en société sur les saules en mai, juin.
Vanessa Urtîcœ, Lin. Petite tortue., Engu., fig. 5. — Dans toute l’Eui^ope. C'est la plus commune du genre, on la trouve partout :i partir de juin jusqu’à l’arrière saison.
Chenille d’un brun noir, piquée de jaunâtre, avec lignes dorsale et latérales d’un jaune-citron. Épines noires ou jaunâtres. Se trouve en société sur les orties, de mai à la fin de septembre.
A. Betijla alua, Bouleau blanc.
IL Urtica dioica, Grande ortie.
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LES PAPILLONS D’EUROPE
TRIBU DES SATYRIDES; SÀTYIUDÆ. -- Pl. XIV.
GENRE ARGE, Bdy.
Arge Galathca, Lin, Demi-Deuil^ Engr., fig, 1. — Se trouve clans une grande partie de l’Europe. Commun dans les prairies et les bois herbus en juin et juillet.
Chenille ordinairement verte, avec une ligne dorsale et plusieurs autres lignes latérales plus foncées, dontquelcjues-unes liserées de vert pale. Tête et pattes écailleuses roussâtres. Stigmates roux marqués d’un point noir. Vit en mai sur les graminées, principalement sur le fléole des prés, Phleum pratense. Se chrysalide sur terre sous les herbes.
Le satyre demi-deuil varie beaucoup, tant pour la teinte du fond que pour la grandeur des taches noires du dessus des ailes.
^ GENRE EREBIA, Bdy. (Satyres nègres.)
Ercbxa Mednsa, ï'ab. Franconien^ Engr., fig, 2, n, b, — Se prend en France dans les départements de l’Est, en Suisse, en Allemagne. Clairières herbues des bois, à la fin de mal, en juin.
Chenille en avril, les premiers jours de mai, sur le Panîcum sanguinaie.
Ërebxa Ligca, Lin. Grand nègre hongrois^ Engr., fig. 3. — Est de la France, Suisse, Hongrie, etc., en juillet et août. Se plaît dans les clairières des I)ois montueux,'
Chenille épaisse, pubescente, d’un fond jaunâtre; ligne dorsale noirâtre, placée entre deux lignes vertes. De chaque côté du corps règne une bande verte accompagnée de deux lignes de la meme couleur. Vit sur le Milium. Se chrysalide sur terre à la fin de mai, le commencement de juin.
Erebra Blandina, Fab., fig, 4- — Très-commun dans l’est de la France, en Suisse, en Allemagne, le nord de l’Angleterre. Juillet et août, dans les clairières et allées herbues des bois^
La chenille se nourrit de Daetylis et autres graminées, en mai, juin. Se chrysalide sur terre.
Erebîa Cassiope, Fab., fig. 5. — Pyrénées, Alpes de la Suisse, etc,, nord de l’Angleterre. Juillet et août. Vole sur les prairies montueuses à une assez grande élévation.
La chenille vit de graminées ainsi que ses congénères.
Ce petit satyre nègre varie assez suivant les localités qu’il habite.
LES PAPILLONS D’EUROPE
GENRE SATYRUS, Fab., Bdv.
Satyrns Circo, Fab., Proserpina, Hub. Silène^ Engr., fig. 6, 6, c. — Midi et
est delà France, Allemagne, etc., du milieu de juin en août, suivant les localités. Commun dans les endroits élevés et pierreux, les bois secs. Aime à se poser à terre ou sur le tronc des arbres.
La chenille vit sur les graminées des genres LoUuin^ Jiitlioxanthum^ Bromus^ en mai et juin, et se cache pendant le jour sous les pierres. Se chrysalide dans une petite cavité, en terre, à la manière de certaines chenilles de noctuelles.
Satynis Hermione, Lin. Syhandre^ Engr., 7. — Le Satyre Hermione habite les mêmes contrées que le Circe, mais s’avance plus vers le Nord, La forêt de Fontainebleau semble être sa dernière limite en France, Il y est très-commun en juillet. Ses mœurs sont celles du précédent.
Chenille rase, ridée transversalement, grise, avec une double ligne dorsale interrompue. De chaque côté du corps règne une large bande cendrée, bordée d’un filet brun liséré de blanc. Tête roussàtre rayée de noir. Se trouve à la même époque, se nourrit des mêmes graminées, les Holcus en plus, et ses mœurs sont également celles de la chenille du Satyrus Circe,
Satyrns Cordnla, Fab., fig. 8. — Commun dans les montagnes du midi de la France, en Suisse, en Allemagne, etc,, de la dernière quinzaine de juin au commencement d’août.
Cette espèce vole de préférence dans les endroits arides et escarpés.
La femelle varie beaucoup pour la couleur.
Satyrns Brîseis, Lin, Hennite^ Engr., fig, 9. — Dans une grande partie de l’Europe, depuis la dernière quinzaine de juillet jusqu’à la fin d’aoùt. C’est surtout dans les endroits arides et pierreux qu’il faut le chercher.
La chenille, après avoir hiverné, se trouve en mai, juin, sur les graminées de préférence : Sesleria cærulea , se cache le jour sous les pierres et se chrysalide en terre.
Satyrus Ægerîa, Lin. Tirc/s, Engr., fig, 10. — Très-commun dans toute l’Europe, en avril, mai, juillet et août, dans les parties ombi*agées des bois feuillus.
Chenille verte, ridée transversalement, avec une ligne dorsale plus foncée bordée d’une raie blanche, et deux autres lignes blanches latérales. Tête et pattes vertes. Vit en juin et septembre sur le chiendent, Triticum repens.
A. Bromus sterilis, Brome stérile.
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LES PAPILLONS D’EUROPE
SATYRIDÆ. — Pl. XV.
Satyrus Hypcranthns, Lin. Tristan, E«gr., — Très-commun dans une
grande partie de TEni'ope, à partir de la dernière quinzaine de juin jusqu’en août. Prairies, bois, voltigeant sur les broussailles, etc.
Chenille pubescente, d’un gris roussâtre, avecune ligne dorsale brune, interrompue, et une autre ligne latérale d’un blanc jaunâtre. Tête rousse, pattes grises. Vit en mai sur les Poa^ quelques Carex, Se chrysalide sur terre sans se suspendre.
Satyrus Tîthonus, Lin. Amarillis^ Etn'gu., p.g, 2. — Dans presque toute l’Europe, en juillet et août. Très-abondant-dans les bois, sur les bruyères, etc.
Chenille pubescente, grise, parfois verte, avec une ligne dorsale plus foncée et deux autres lignes latérales blanches. Se trouve en juin sur les graminées, piincipalement sur celles du geni'e Poa,
Satyrus iphîs, Hub., jig, 3. — Est delà France, Suisse, Allemagne, etc. Dans les bois clairs, en juin.
La chenille vit en mai sur les graminées, les Brachypodium de préférence. Elle ^est verte, chagrinée de jaunâtre sur le dos, avec une ligne dorsale d’un vert foncé. Tête et pattes vertes.
Satyrus PamphUus, Lin. Procj'is, Engr., fig, 4. ' — Dans toute l’Etirope. Il est des plus communs en mai, juillet, août, dans les endroits secs et herbus.
Sa chenille est d’un beau vert, avec une ligne dorsale plus foncée, large, bordée de blanc, et deux autres lignes latérales de- même couleur, mais plus étroites, lisérées de blanc d’un seul côté. Pointes anales roussàtres. Tête et pattes d’un vert jaunâtre. On la trouve tout Tété sur les graminées, surtout sur les Poa et les Cynosurus.
Satyrus Janîra, Lin. Mirtil, Engr., fig. 5, «, b, Ç. — Ce papillon abonde dans les prairies en juin, juillet, et se trouve dans toute l’Europe.
La chenille adulte en mai sur les Poa et autres graminées.
Satyrus Arcanîus, Lin. Céphale, Engr-, fig. 6, a, b, c. — Quoique très-commun, ce petit satyre est moins répandu que Pamphilus et ne se trouve pas dans .le Nord. Paraît en juin et juillet dans les clairières herbues des bois, sur les coteaux garnis de broussailles exposés au soleil.
La chenille vit en mai sur le Melica dliata et autres graminées.
Satyrus Ulcéra, Esp., God. — Var.Adrasta, Dup. Engr., 7. — Suisse,
Allemagne, en juin, août et septembre. Vole sur les lisières des bois montueux, le long des chemins pierreux, etc.
Chenille pubescente, d’un vert pâle, avec une ligne dorsale brune bordée de blanc, et deux autres lignes latérales de cette dernière couleur. Tête et pattes vertes. Se trouve en mai et juillet sur les Poa^ les Festuca et autres graminées.
Chez le type des régions plus chaudes, et de nos environs, Mæ«a, God., le fauve s’étend davantage sur le dessus des ailes. Il est commun dans les endroits secs et arides, les bois de pins, depuis les derniers joursde mai jusqu’à la fin de juin : reparaît ensuite à la fin de juillet et en août.
Satyrus 91egœra« Lin. Satyre, Engr., fig. 8, b, c, — Très-commun dans toute l’Europe, Paraît à peu près aux mêmes époques que Mæra^ et se pose fréquemment sur les murs, les tas de pierres des routes.
Sa chenille vit en avril, mai, juin et juillet, sur les Poa et autres graminées. Elle.se suspend aux murs, contre les clôtures en bois, etc., pour se chrysalider.
TRIBU DES LIBYTHÉIDES; LIBYTHEIDÆ.
GENRE LIBYTHEA, Latr.
Lîbythea Géltis, Échancrè^ Engu. 9. — Europe méridionale, en mars et juin. ^
Chenille d’un vert jaunâtre, finement pointilléede blanc, avec une ligne latérale d’un jaune pâle près des pattes; cts dernières, ainsi que la tête, vertes. Vit en avril, mai, juillet sur le micocoulier, Celtis australis. Il faut battre légèrement l’arbre pour se la procurer. Elle en tombe lentement suspendue par un fil de soie.
TRIBU DES ÉRYCINIDES; ERTCINIDÆ.
GENRE NEMEOBIUS, Steph.
Ncmeobins lancina. Lin. Lucine, God., fg, 10. — Dans une grande partie de l’Europe. La luciue est commune en mai dans les bois un peu humides. Aime à se poser sur les fleurs des bugles, et autres, dans les clairières et les allées herbues.
Chenille d’un brun roussàtre, couverte de petits faisceaux de poils de même couleur, avec une ligne dorsale plus foncée, et une tache noire sur chaque anneau. Tête petite et ferrugineuse. Vit sur les primevères, Prmmlaveris^ etc. Cette chenille a beaucoup de ressemblance, comme forme, avec celles des Polyommates.
Quoique plusieurs auteurs indiquent deux apparitions pour ce papillon, nous ne l’avons jamais trouvé qu’au printemps, et sa chenille en juin et juillet. Ces dernières ont toujours passé l’hiver à l’étal de chrysalide.
AD. PoA glauca, Paturin glauque,
BG. Gynosurüs cristatus, C ré telle des prés.
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HETEROCERA, Rdv.
DEUXIÈME FAMILLE. — LES CRÉPUSCULAIRES, Latr.
TRIBU DES SÈSIÉIDES; SESIARIÆ, Bdv. — I’l. X\T.
GENRE REMBECTA. Hxjb.
Bcmbecia llylsicirorinîs, Lasp. Sésie Hyléifotme^ Dur., //^. 1. — France, Âlleniagne, etc. Assez commune clans les jardins, les endroits où Ton cultive le framboisier, depuis la fin de juin jusqu’en aoiit.
Chenille blanchâtre, très-légèrement pubescente, avec la tête brune. Vil dans les racines du framboisier, Rubus idæus^ et n'hiverne qu’une fois. Se chrysalide en juin dans les tiges d’un an, ou plus, de la plante dont elle s’est nourrie.
GENRE TROCHILtUM, Scop.
Troeiiîliiim Apiforiiiis, Lin. Sésie Jpiforme^ Gon., fig. 2. — Dans toute l’Europe, Cette espèce est une des plus communes du genre et se trouve en juin, au commencement de juillet, sur le tronc des peupliers.
Chenille blanchâtre, légèrement pubescente, avec une ligne dorsale plus foncée; tête brune. Vit entre le bois et l’écorce du peuplier, où elle fait souvent de longues marches. Se chrysalide en mai, après avoir passé deux hivers, dans une coque le plus ordinairement placée à la couronne des racines du tronc de l’aibre.
Trockilinm Beuibeciformls, Ocïi., fig. 3, — Cette sésie, peu répandue, n’habite guère que quelques parties de l’Angleterre et de l’Allemagne, la Belgique, la Suisse; rare en France.
Sa chenille ressemble à celle de X Apifovme. Elle vit la première année sous l’e'corce des saules, et pénètre dans l’intérieur de l’arbre quand elle est plus forte, c’est-à-dire dans sa seconde année- Eclôt en juin et juillet.
. GENRE SESIA, Eab.
Scsia Tentlirefliniforinis, Lasp. Empî forme ^ Engr., fig, 4. — Dans une grande partie de l’Europe. Fia juin, juillet, principalement sur le tithymale à feuille de cyprès dans les endroits exposés au soleil.
LES PAPILLONS D’EUROPE
La chenille vit dans la racine de l’euphorbe, et n’hiverne qu’une fois. Se chrysalide au printemps soit à la couronne de'la racine, soit dans les anciennes tiges de la plante, après s’ètre entourée d’un le'ger réseau de soie.
Sesîa Conopîformis, Esp. Komadpefopinîs, Lasp., fig, 5. — France, nord de l’Allemagne, depuis la fin de juin jusqu’en août.
Chenille d’un blanc très-légèrement cendré, avec la ligne dorsale plus foncée apparaissant plus ou moins suivant les mouvements que fait l’insecte. Tête 4'un brun rougeâtre. Vit sur les vieux tétauds de chêne et sur les souches coupées à ras de terre, dans les parties sèches ou en décomposition de l’écorce. Se chrysalide, en mai, dans une petite coque faite de détritus de bois mort et tapissée de soie intérieurement.
Sesîa TipiUîrormîs, LiN., flg. 6, a, b, — Dans toute l’Europe. Commune dans les jardins, les lieux plantés de groseilliers en mai, juin.
La chçnille vil principalement sur le groseillier rouge, Ribes rubrum^ dans les petites branches qui ont été taillées les années précédentes. Se métamorphose en avril, après avoir hiverné une seule fois. Cette chenille est blanchâtre, avec des points de même couleur, mais très-brillants, sur chaque anneau. La figure 6, a, est inexacte surtout en ce sens que les poils sont très-exagérés; sur la larve, comme chez la plupart de scs congénères, ces poils, très-clair-semés, sont à peine visibles.
Scsi» Cynîpîformîs, Esp. Vespîformîs, Lasp., God. OEstriforme^ Engr., fig, 7. — IN’est pas rare et se trouve en juin et juillet, quelquefois plus lard, dans une grande partie de l’Europe.
Sa chenille vit sur le chêne aux mêmes époques que celle de Conopiformis^ et ses mœurs sont également les mêmes.
Sesîa Stomoxiforniis, SciiR.,^^. 8. — Cette espèce, encore peu répandue, habile plus particulièrement l’Allemagne méridionale, l’Espagne, le midi de la France. On la rencontre, volant sur les broussailles exposées au soleil, sur le penchant des montagnes. .
Scsia Forniîcæformîs, Lasi»., flg. 9. — Europe septentrionale et centrale, de juin en. août, dans les endroits plantés de saules.'
Chenille blanchâtre, très-légèrement pubcscente, avec la tête brune, les pattes, ainsi que les stigmates noirâtres. Vit de préférence sur les Salix K>imîmilis et triandra., soit à la base du tronc ou dans les branches; et se chrysalide au printemps, après avoir liiverné une seule fois, dans les endroits rongés par elle à l’état de larve.
Sesîa Culieiforniis, Lus., flg, 10. — Commune dans une grande partie de l’Europe, depuis les derniers jours de mai jusqu’à la fin de juin.
LES PAPILLONS D’EUROPE. ;I5
La chenille est triui blanc sale, très-légèrement pubcscentc, avec la ligne dorsale plus foncée ; tète brune. Vit dans le tronc du bouleau, rarement dans celui de raune, et n’iûverne qu’une fois. Se chrysalide en avril et mai, dans les parties rongées du bois, après avoir eu la prévoyance, ainsi que toutes les chenille lignivorcs, de placer sa coque près du pourtour de l’arbre, et de préparer une sortie pour quand elle sera devenue papillon.
La plupart des sésies butinent le jour sur les fleurs à l’ardeur du soleil; et se posent de préférence sur les parties mortes et cariées des arbres, là où elles ont vécu à l’état de larves.
GENRE THYRIS, Uug.
Tliypîs Fenestrina, Fab. Pygmée^ Engr., fig. 11. — Europe centrale et méridionale,. en mai et juin. Commun dans certaines contrées, assez rare dans les environs de Paris. Vole le jour à l’ardeur du soleil sur les haies et les buissons où croît la plante qui sert de nourriture à sa chenille. Celle-ci vit en juillet et août sur la clématite, Clematis vitalba^ et se tient dans une feuille roulée ou simplement repliée. Se chrysalide sur le sol dans une coque soyeuse mélangée de terre ou entre des feuilles sèches. Elle est d’un vert-olive, couverte d’un grand nombre de petites plaques cornées disposées en lignes longitudinales; la tète, les plaques cornées, le scutellum et les pattes écailleuses sont d’un noir luisant. Inquiétée par une cause quelconque, cette larve répand une assez forte odeur de punaiseL
TRIBU DES SPHINGIDES; SPHINGIDÆ.
GENRE MACROGLOSSA, Och.
IHacroglossa Bombyliformis, Och, Grand Sphinx gazé^ Engr., fig. 12, c, — Dans toute l’Europe. Butine communément sur les fleurs à l’ardeur du soleil, dans les clairières, les allées des bois humides, dès la fin d’avril, mai.
La chenille vil de juin en juillet sur le Lonicera periclymenum ^ et'se tient de préférence dans les clairières, au bord des allées, sur les tiges de chèvre-feuille qui rampent à terre ou croissent à peu d’élévation.
Alacroglossa Fucifornaîs, Lin. Grand Sphinx gazé ^ Engr., fig, 13. — Cette espèce se rencontre avec la précédente butinant sur les fleurs, mais elle est moins répandue.
1. Pour plus de détails, voir dans le tome VII des Annales de la Société’ entomologique hcl^c^ un excellent mémoire, pul)lié par M. le docteur Broyer, sur lès premiers états du T. Fenestrina,
LES PAPILLONS D’EUROPE
Glienillc d’un vcrl tendre, ridée transversalement et finement chagrinée de blanc jaiinatro, avec des taches d’un rouge vineux placées de chaque côté du corps. Télé verte, pattes et corne d’un brun rouge. Vit sur les scabieuses dans la dernière quinzaine de juillet. Nous avons toujours trouvé les chenilles du Fuci forme après la tige ou sous les feuilles delà plante, mais jamais cachées sur terre, comme souvent il est dit. Elles sont des plus difficiles à élever; apres trois à quatre jours de captivité elles cessent de manger, ont comme la diarrhée et finissent par mourir de langueur. Pour être sûr de réussir, il ne faut prendre que celles prêtes à se chrysalider. C’est aussi en élevant de chenille ces deux sphinx gazés, qu’on les obtient avec celte poussière grise qui recouvre la partie vitrée des ailes, écailles si peu adhérentes qu’elles tombent aux premiers mouvements que fait l’insecte aussitôt développé et sec après l’éclosion.
La plupart des auteurs indiquent une seconde apparition d’été pour les Macroghssa Fuciforme et Bombyliforme : Nous ne les avons jamais trouvés qu’au printemps, et de toutes leurs cheuilles élevées par nous, même celles métamorphosées de bonne heure, aucune n^a donné son papillon la même aiAée.
IHacro^-lossa Croatica, Esp., fig, 14. — Dalmatie, Croatie, Grèce, Russie méridionale, en août. Toujours rare dans les collections.
D’après M. Frever, la chenille a beaucoup d’analogie avec celle du 717. Bomhylifor^ mis : elle est verte, fiuetnent chagrinée de blanchâtre, avec une ligne dorsale plus foncée, et, près des stigmates, une autre ligne jaunâtre, bien visible. Les deux premiers anneaux sont marqués chacun d'un point noir sur les côtés. Tète d’uu vert foncé ; corne et pattes rougeâtres. Vit au commencement de juillet sur la scabieuse.
Suivant Kindermann, cette espèce aurait deux générations.
niacroglossa Stellalaruiu,Esp.7l7oroéY?/i/«Æ^, Geoff., fig, 15,rt,6,c. — ^Très-commun dans toute TEuropc, et se montrant une partie de rannée. Butine sur les fleurs en plein soleil dans les jardins, etc,
La chenille se trouve de juin en septembre sur les caille-lait, de préférence sur le blanc et le jaune, Galium mollugo et oerum. Elle varie beaucoup; le plus souvent verte, quelquefois d’uu brun vineux, mais toujours chagrinée de blanc.
Les chenilles de Macroglossa se chrysalident à la surface de la terre au milieu de débris de végétaux retenus par des fils de soie.
A. Ribes rïjbrum, Groseillier l'Oitge.
B. Loxiceba xvlosteum, Camérisîer des bois.