LA FLOTTE
La Hotte russe fut répartie en trois escadres : celle de Port-Arthur, celle de Vladivostok et celle dite de la Baltique, qui fut détruite dans le désastre de Tsoushima.
Escadre de Port -Arthur.
Chef d'état-major du vice-roi pour la marine : viceamiral Witheft. Vice-amiral Makaroff, remplaçant l'amiral
(1) V. op. cit., t. Ier, passim, p. 87 et 88.
Starck. Contre-amiral Molas. En second, le contre-amiral Ouktomski.
Cui
Croiseurs cuirassés
Gardes-côtes
Croiseurs protégés
Croiseurs
Avisos
Canonnières
Transports
Année de la Service. construction.
Petropavlovsk 1894
Poltava 1894
Sébastopol 1895
Pobieda 1900
Betvisan 1900
Ccsarevitch 1901
Peresviet 1897
Bayan 1900
Otvajny 1895
Gremiatschy 1892
Diana 1899
Pallada 1899
Askold 1899
Varyag 1900
Novik 1900
Boyarin 1901
Djighite 1876
Zabiaca 1879
Bobr 1884
Koreetz 1886
Mandchour 1886
I Sivoatch 1884
Guilak 1897
Haïdamak 1892
Angara 1895
1 Amour 1900
1 Ienisseï 1900
Vitesse
Tonnes.
nœuds.
Plus les torpilleurs, dont les principaux étaient :
•akoff.
Lieutenant-Bou Vnimatelny.
Vonuschitelny .
Vlaston.
Silny.
Serdity.
Straschni.
Snieky.
Stère guschy.
Staroschevo.
Bespochadin.
Bojeuoï.
Gromovoï.
Beschitelny.
Rosiatschy .
Klastni.
Escadre de Vladivostok Cette escadre fut commandée successivement par le contre-amiral Stac.kelberg, par le capitaine Reitzenstein, puis par le contre-amiral Jessen, le vice-amiral Skrydloff et le contre-amiral Bezobrasoff.
f Rossia Croiseurs cuirassés ( JRurik
Année
Vitesse
de la
en
construction.
Tonnage.
nœuds.
Tonneaux.
Hommes
Gromoboï
Croiseur protégé \ Bogatyr
Transport Lena
En résumé, les Russes avaient en Extrême-Orient
Types des navires.
6 cuirassés
5 croiseurs cuirassés
2 canonnières cuirassées
7 croiseurs
3 avisos
6 canonnières
26 contre-torpilleurs
30 torpilleurs
4 transports (1)
Avant la guerre, malgré ses succès contre les Chinois en 1894 eten 1900, l'armée japonaise était loin d'être appréciée à sa juste valeur. On connaissait cependant bien les efforts des Nippons Les initiés savaient que Téta t-major japonais avait une tendance à s'inspirer exclusivement des méthodes allemandes, tandis que le ministre de la guerre, le général Teraoutsi, ancien attaché militaire du Japon à Paris, gardait
(1) V. op. cit., t. Ier, p. 92.
une sympathie persistante pour renseignement français.
On savait que l'armée japonaise était établie d'après le système des types, c'est-à-dire qu'un type d'hommes était pris comme hauteur, largeur, etc., pour chaque arme; les médecins militaires choisissaient ensuite dans le lot des conscrits ceux satisfaisant aux conditions du type déterminé. Cette règle fut appliquée avec une extrême rigueur. Elle ne souffrit d'exception que pour les troupes de Yéso où tous les hommes sans distinction devaient être en mesure de résister dès le premier choc. On n'ignorait donc pas qu'on se trouvait en présence d'un organisme militaire extrêmement sérieux, mais on le croyait encore en voie de formation, incapable de donner et de soutenir un effort vraiment colossal.
D'après Thiriaux, l'armée japonaise n'incorporait que