LA CHASSE
En leur piège à gluaux, les Épeires sont admirables de patiente immobilité. La tête en bas et les huit pattes largement étalées, l'Aranéide occupe le centre de la nappe, point récepteur des avis donnés par les rayons. Si quelque part, en arrière aussi bien qu'en avant, une trépidation se fait, signe d'un, gibier .pris, l'Épeire en est avertie, même sans le secours de la vue. Aussitôt elle accourt.
Jusque-là, nul mouvement; on dirait la bête hypnotisée par l'attention.