TITRE XV
Dispositions générales..
Art. LViii. Tout acte delà Banque aura toujours pour but l’amélioration politique-économique-sociale nonseulement de la nation, mais de l’humanité entière. Le premier soin de l’administration sera d’améliorer et de généraliser l’instruction populaire. L’argent des citoyens ne peut être employé plus utilement que dans l’instruction des citoyens , parce qu’en rendant la création des richesses plus facile, on rend plus avantageuse la rente des capitaux de la nation.
Art. Lix. La facilité et la commodité, ainsi que l’appas de la locomotion, occuperont en second lieu les soins de l’administration. Les citoyens pourront choisir le lieu qui leur conviendra le mieux pour faire valoir
(1) Les articles 55, 56 et 57 serviront à faire naître un code d’économie politique qui aujourd’hui manque à la société, ce qui donne lieu à des discussions sans fin et laisse les administrateurs dans l’incertitude. Ce système de discussion et d’histoire est le véritable moyen de pouvoir porter au dernier degré de perfection et de popularité la science de production, de consommation et d'administralion.
leur talent, leurs capitaux et leurs bras. D’autre part, lu locomotion étant comme une rosée bienfaisante qui féconde les points par lesquels elle passe , l’administration fera de son mieux possible pour l’exciter par l’accroissement des nouvelles richesses nationales, et par les merveilleuses créations de l’esprit humain, lesquelles étant situées sur tous les points du sol national, attireront les voyageurs de toute la superficie de la terre.
Art. lx. L’administration s’occupera avec soin d’accueillir toutes les idées, et de donner l’hospitabté à tous les citoyens de la terre qui se recommanderont ou par leur talent , ou par d’illustres malheurs. L’humanité ne doit avoir déplus grand remords que de n’avoir pas honoré scs bienfaiteurs de leur vivant, et de ne leur avoir élevé des statues et des monumens qu’après leur mort. La barbarie, l’ignorance, la superstition et le despotisme ont, jusqu’ici, rendu illustres et heureux sur la terre les plus grands scélérats. Maintenant l’administration doit faire en sorte qu’il en soit autrement , c’est-à-dire que les égoïstes , les ignorans , les hypocrites, les agioteurs , soient traités comme les ennemis de l’humanité, et que les philantropes soient honorés en raison de son amélioration morale et matérielle (1) .
(Ij Les articles 38, 59 et 60 devraient former l'objet de ooles et ne pas faire partie de la loi. Mais l’anteur, dans le programme de cette loi, o'a voulu faire autre chose que de présenter ses idées avec la plus grande clarté possible pour se faire comprendre de tous ses lecteurs, parce qu’il s'agit d’une matière qui est malheureusement la moins connue des savons, ainsi que l’a dit la Revue britannique du mois de février 1834, page 135, en rapportant ce quiavaitété dit par les savons Journalisles anglais. « Tl eit