‹ Le monde physique (volume 2)Chapitre 110 sur 173 · LES MIROIRS · texte numérisé non relu

LES MIROIRS

applique sur la face postérieure de la glace. Voici comment se fait celte opération. Sur une table en pierre bien aplanie, entourée (le rigoles, on étale la feuille tl'élain, qu'on recouvre d'un bain de mercure. La glace bien nettoyée est glissée alors sur la couche du mercure, de manière à chasser l'excès de métal liquide ; puis on détermine, à l'aide de poids, l'adhérence du verre avec la combinaison des doux lames métalliques amalgamées.

Fig. 246. — Miroir de Venise.

L'étamage par le mercure est pernicieux pour la santé des ouvriers qui exécutent ce travail; on a essayé d'y substituer l'argenture, qu'on produit en versant sur la surface de ta glace un composé de nitrate d'ai^ent, d'ammoniaque et d'acide lar- Irique. L'arçent a, comme l'amalgame d'élain, un pouvoir réfléchissant considérable, mais la teinte des images est légèrement jaunâtre.

On emploie Lcaiicoup. eii Belgique et dans cl';iutrcs pays du Nord (l'usajîc eu a passé en Fraiicel, des mii-oirs qu'on place cilérieureinent aux fenèlres des apparlenienis, el qui, mobiles aulouF d'une eliaiiiièie . se disposent au ^'ré de chacun^ de manière à reiivdver à l'ititérieur l'image de ce qui se passe âiï dehors. Ces iniroirs. qui servent aussi aux marchands popF surveiller, de l'inténear des magasins, leurs étalages, sont connus sons le iium d'espions.

De grands mirars élamés un niélalliqœs (fig. 248) servent aussi à renvoyer la lunûâve du ciel à rinlérieurd'nn appartement, qui, sans cela, l'csteraît obscur.

On emploie fréqoeinment ces réflecteurs dans 1rs rues élroilesel si>niliii-s des gi-ande»

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