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LES MIROIRS MAGIQUES

diverses applications ingénieuses, amusantes ou utiles, de la jéflexion sur les miroirs plans, combinés entre eux de plusieurs manières ; de ce genre sont la lunette magique^ le polé^ moscope, le kaléidoscope : nous y renverrons donc le lecteur.

g 2. LES MIUOIRS MAGIQUES.

11 a été fréquemment question, dans ces derniers temps, d'une sorte de miroirs auxquels on a donne le nom de miroirs magiqtœSy parce qu'ils présentent un phénomène singulier, au premier abord merveilleux. Voici comment M. Bertin, dans une conférence faite sur ce sujet à la Sorbonne, décrit cette sorte de miroirs : « Les peuples de l'extrême Orient, les Chinois et les Japonais, ne connaissaient pas autrefois d'autres miroirs que les miroirs métalliques, et même aujourd'hui ils n'en fabriquent pas d'autres. Cet objet de toilette est en bronze, de formes et de grandeurs diverses, mais toujours portatif. L'une des faces est polie et toujours un peu <!onvexe, de sorte que les images sont rapetissées ; l'autre face est plane ou légèrement concave, et elle est toujours ornée de ligures en relief, venues à la fonte, d'un tra- Fig. 251 - Mhw magique ja,K>nais

' ' (dessins en mielj.

vail plus ou moins parfait (fig. 251).

Parmi ces miroirs, il en est un très petit nombre qui tirent de leur fabrication une propriété merveilleuse : lorsqu'un rayon de soleil tombe sur la surface polie, s'il est réfléchi contre un écran blanc, il transporte sur cet écran l'image des ornements qui sont sur la face postérieure. Au Japon, d'où nous viennent maintenant ces miroirs, ni le fabricant qui les fait, ni le marchand qui les vend, ne se doutent de leurs propriétés; mais

les Chinois les'connaissent depuis longtemps et les apprécient ; ils les appellent d'un nom qui signifie « miroirs qui se laissent' traverser par ïa lumière (theou-^onang-kira) ». Nous les appelons miroirs magiques.

Dès i844, Ar^o présentait à TAcadémie des sciences un de ces miroirs, dont Brewster avait proposé douze ans auparavant une théorie, mais sans avoir eu Tobjel en sa possession et dès lors sans avoir pu faire aucune expérience. En 1847, un physicien français, Person, donna la véritable explieati<m do phénomène. Nous allons la résumer brièvement, on indiqu d'abord comment on dispose Texpéneace elIe-^Bëme.

On peut employer simplement ta lumière si^ïre, pi*ése) aux rayons du Soleil la surlace polie du mirur, vl recevra faisceau réfléchi sur un écran blanc pkeé à une dii d'un mètre environ. L'effet est plus intense, si Ton éclaîi miroir par de la lumière divergente; le foiisceau est puisque la surface du miroir est l^rément convexe ; on | recevoir sur l'écran à une plus grande distance : alors l'in du miroir s'y dessine (fig. 252), et l'on aperçoit avec éloi ment les délails des ornements en relief de la face pnsli^ria du miroir, de ceUc qui n'est pas éclairée : ces détails paraisi plus luminenx que )c fond du ntiroir.

Un ancien auleur cliinois (du douzième siècle) avait im^ l'explication suivante du iiliénomènc. Il supposait que les reKel du ro\er3 du miroir s'étaient reproduits en creux sur Fantre face au moment du coulage ; que dans ces tailles on avait introduit un bronze plus lin que celui du miroir, et qu'on avait ensuite poli la surface. Le ])héiiomène aurait été produit |«r l'inégalité du pouvoir réfléchissant des deux bronzes, (l'est à peu près cette explication qu'avait proposée Brewster, mais elle a été depuis reconnue inadmissible, puisque la surface du miroir est amalgamée.

Voici la vraie Ihéoriedes miroirs magiques.

Person l'econnut que la surface polie du miroir n'était pas régulièrement convexe, que cette régularité n'existait que sur

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