‹ Le monde physique (volume 2)Chapitre 118 sur 173 · PHARES DE RÉFRACTION · texte numérisé non relu

PHARES DE RÉFRACTION

tifiques et administratifs, a Que de choses j'aurais encore à faire ! » disait-il en adressant un dernier adieu à son excellent ami Arago, qui Tavail si généreusement soutenu et encouragé à ses débuts dans la carrière des sciences. Cette suprême et douloureuse exclamation devait s'appliquer surtout, dans la pensée du mourant, à ses recherches sur la théorie de la lumière. Quant à son nouveau système de phares, il pouvait être considéré comme une œuvre achevée au point de vue théorique. Il ne s'agissait plus, en effet, pour le développement de celle brillante création, que de perfectionner les procédés d'exécution et d'étudier, sous le rapport pratique, les variantes qui pouvaient être utilement introduites dans les combinaisons des éléments dioptriques et catadioptriques imaginés par Fresnel, perfectionnements et études qu'il léguait aux continuateurs de ses travaux. » {lîitroduction aux Mémoires (VA. Fresnel sur les phares^.)

Un mot maintenant sur les moyens employés pour diversifier les feux des phares et pour permettre aux marins de reconnaître les points de la côte en vue desquels ils se trouvent.

Les phares se divisent en feux de premier, de second et de troisième ordre, selon l'intensité de l'éclat et la portée de leur lumière. Les lampes des phares de premier ordre ont quatre mèches concentriques ; il y a trois mèches dans les phares de secoîul ordre et deux mèches dans les phares de troisième ordre. L'éclat varie dans le rapport des nombres quatre, deux et un, et équivaut à vingt, à dix et à cinq lampes de Carcel. On a même depuis dépassé ce résultat.

Voilà pour les intensités. Mais, à intensité égale, on distingue

1. Citons encore ces paroles d*un digne appréciateur du génie de Fresnel, Emile Verdet: « On ne saurait estimor trop haut, dit-il, le service que Tinventcur des phares lenticulaires rendit à son pays et, on peut le dire, h tout le monde civilisé. Cependant, à l'occasion de ces scnices, si grands qu'ils soient, on ne saurait se défendre d'un regret. D'autres ingénieurs auraient tôt ou tard imaginé les lentilles k échelons, les lampes à mèches concentriques, les phares à éclipses; mais Fresnel pouvait seul continuer la révolution qu'il avait commencée dans la science. Qui peut dire ce qu'il aurait fait s'il lui avait été permis de poursuivre, sans interruption et libre de tout soin, le développement de ses fécondes pensées? » (Introduction aux œuvres (FA. Fresnel,)

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