LES LUNETTES. 5S
plusieurs lentilles différentes, soit convei^ntes, soit divergentes, et en variant la nature du verre dont ces lentilles sont formées.
En formant la lentille convergente avec le verre ordinaire do nos glaces {crowtir^lass), et la lentille divergente biconcave ou planconcavc avec le cristal composé de verre où entre une certaine quantité de ^^"
plomb (flint-glass) ; enfin, en donnant aux courbures de ces lentilles appliquées l'une sur l'autre des valeurs que fournit le calcul ou l'expérience, Dollond fabriqua des systèmes de lentilles achromatiques, c'est-à-dire telles que les rayons de lumière blanche, tout en se réfractant dans le sens voulu, conservaient leur ])arallélisme au sortir de la lentille, en un mot, n'étaient point dispersés. Depuis, on a varié de bien des manières les combinaisons propres à donner des systèmes achromatiques. Dans tout instrument soigneusement construit, on arrive ainsi à supprimer, ou à atténuer au moins considérablement, le défaut de l'aberration de réfrangibilité.
Dans la lunette de Galilée, l'achromatisme résulte déjà, en partie, de cette circonstance que l'oculaire est divergent, tandis que l'objectif est une lentille convergente. Kn ayant soin de faire l'oculaire en (lint-glass et l'objectif en crown-glass, on aurait l'achromatisme pour te système ; mais alors les courbures des lentilles ne permettraient qu'un grossissement 1res restreint, en général insuffisant. On préfère^donc employer des lentilles oîi l'achromatisme est obtenu séparément.
La figure 302 représente une lorgnette de spectacle ; on
Fi)r. 30S. — Lorgnello do spectacle avec objcctir et oculaira achroDia tiques.
Fig. 303. — Lorgnette jumelle ou binoculaire.
Ue LE HOMpB PHTSICUB.
voit quelle est la combinaisrai adoptée pttorrdcnlive al ponr l'objectif. Ce dernier Bat formé d!uBe:lfiiUîUe.bic6nGaTa en flint
renfermée eiilrc deux leiitilli'S convexes fii crown. Undis que Toculaire est une lenlille convexe en flinl inlcr^ioséo entre deux leiuilles concaves en crown. D'aulrt-s t'ois, l'on achrumalisc l'objectif seul, el la courbure de l'ocnlaiie est calculée de fa^u à accroître le grossissement.
g 2. LI'HF.TTE: ASTItUAOMllttE.
Arrivons maintenant à la lunette axtmnomique. On liàthe ce uora au télescope réfracteur généralement employé aujour* d*hui dans les observations astronomiques, La luuelle astrunomique consiste essentiellement en un système de deux lentilles convorgenles : l'une, l'objectif, doiuianl l'image réelle et renversée de l'objet; l'autre, l'oculain;, auipliliaiit ta première.
mais lui consenaut sa position renversée. Il va sans dire que les deux lentilles siuit elles-mêmes couipnsées de façou à pi'uduire l'adiro-
Fif!. 50i. - Marche des rayons lumineui dans U lunelte ,„alisme deS imaseS. astronomique. ^
Suivons, & l'aide de la figure 504, la marche des rayons lumineux dans la lunette astronomique, et nous verrons aisément en quoi elle diffère de la lunette de Galilée.
Les rayons partis de l'extrémité supérieure de l'objet, qu'on suppose situé à une dislance infinie, forment un faisceau parallèle 1, 2, en arrivant à l'objectif 0. En sortant de ce dernier, où ils se réfractent, ils vont former par leur convei^ence en a une image de cette extrémité. De même le faisceau 5, 4, émané de la partie inférieure, donne lieu à attc'vma%e récWeb. U se