‹ Le monde physique (volume 2)Chapitre 141 sur 173 · STÉRÉOSCOPE DE RÉFRACTION · texte numérisé non relu

STÉRÉOSCOPE DE RÉFRACTION

oculaires, subissent la réflexion totale à travers deux prismes à angle droit, dont la face liypolénuse (fig. 525) est disposée parallèlement à la direction des rayons qui arrivent dans les deux yeux. Il résulte de cette disposition que les deux images paraissent toutes deux symétriques de ce qu'elles sont dans la nature; ^ ^.y \ ^

elles se superposent, mais de telle façon que ce qui est à droite est \u à gauche, et réciproquement. Les images sont donc inverses, et par suite la perspective est aussi inverse, soit pour les reliefs, soit poulies creux. Les objets creux paraissent donc en relief et les reliefs en creux. Toutefois les ombres portées contrarient quelquefois cette illusion, ainsi que d'autres circonstances qui contribuent autant que la perspective ou les ombres à donner à la vision le sentiment du relief. Un exemple nous montrera la raison du renversement des images par le stéréoscope ainsi disposé , qui reçoit alors le nom de pseiir dmcope.

Considérons une pyramide tronquée vue d'eu haut, et supposons que la lumière oblique ne donne pas d'ombre portée ; il y ^'g- 32*»- — ^i*'on aiér«osw.piqiic direcie

, t fiv' *' inverse. Relief et creux.

aura seulement des dilie-

rences d'éclat dans les faces latérales. Les deux vues sléréoscopiques devront être disposées comme l'indiquent les dessins A' et A', et alors ils donneront dans le stéréoscope le sentiment du relief. Mais dans le pseudoscope les deux dessins donnent des images symétriques et produisent l'effet que donneraient les deux vues stéréoscopiques A' et A'. Or ces images, qui se superposent par l'cflet de l'appareil, sont des vues d'une pyramide

semblable à la |nemièi"e, éclairée par la niL^me hunù^re, mais tiui serait uieuse au lieu tVHvc en relief. |iuisiiue dans J'œil (Jruit c'est la face de gauche qui est agrandie par la perspective, et le contraire a lieu dans l'image deslinéc à l'œil gauche. L'elVct du pscudoscope se produit naturellement quand on l'cgarde des dessins où des ombres sonl bien marijuées, cniniiic on représente les médailles. Alors, lanlùt on voit l'objet en creux, tantcM on le voit en relief. Nous croyons avoir remaniué qu'on obtient plus aisémoiil à M)lonlé l'une ou l'antre des scn-

Fig. 527. — Vi.i

sations, si l'on a soin de placer convenablement le dessin à la lumière dn jour, de manière que les ombres soient du côté où elles se trouveraient réellement, si le dessin était véritableinent saillant dans un sens ou dans l'autre.

Le beau l'ac-simile d'une photographie lunaire, que nous devons à l'obligeance de M. Warren de la Hue et qui forme la planche XVII de la cinquième édition du Ciel, prêle très aisément à l'expéiience dont nous parlons. Les cratères vo!cani(iues des montagnes lunaires y paraissent tantôt des troncs de côtie creux, comme ils sont en réalilé, tantôt au contraire ils semblent des ampoules renflées et invei'ses.

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