‹ Le monde physique (volume 2)Chapitre 154 sur 173 · PHOTOGRAPHIE A LA LUBOÈRE ARTIFICIELLE · texte numérisé non relu

PHOTOGRAPHIE A LA LUBOÈRE ARTIFICIELLE

Comme on vient de le voir, l'héliographie est fondée sur la propriété des rayons lumineux de modifier chimiquement les substances dites impressionnables ou sensibles; ce sont les radiations dites chimiques émanées de la lumière solaire directe ou de la lumière du jour, c'est-à-dire de la lumière solaire diffuse, qui jouissent des propriétés photogéniques. Mais d'autres lumières plus ou moins intenses ne peuvent-elles remplacer, au besoin, celle du Soleil? C'est une question que n'ont pas lardé de se })oser et de résoudre les physiciens et les photographes.

La lumière électrique, par sa puissante intensité, devait la première attirer l'attention. On connaissait depuis longtemps son action colorante sur le chlorure d'argent, mise en évidence par Brande peu après la découverte de l'arc voltaïque par Davy. M. de la Rive constata plus tard qu'elle agissait sur les plaques daguerriennes, et ce savant obtint l'image d'un buste en plâtre

éclairy par ia lumière éblouîssaiiU' de l'électricilé. L'apiilicalion ih cette suiirci' lumineuse à la pliolographie est, entrée dans le duniaino de la |i]'atique, ainsi qu'il résulte de la noie suivant/: <jue nous empruntons au journal les Mondes, d'oclobre 1866:

« M. Woodhury, de Manchester, couliiiue à faire usage, puiir la production de ses clichés photographiques sur gélatine, «le la luini(>re électrique produite par la machine de M. Wild. Celle himit^re, excitée entre les pointes de deux charbons, est entourée des né}îatifs. qu'elle doit traverser pour impressionner la gélatine, et l'on peul constater chaque jour que les reliefs sur gélatine obtenus avec la lumière électrique sont mieijii délinis que lorsqu'on Opère à la lumière du Soleil ou du jour. " Celte note est relative, comme on voit, à un procédé de f,'ra^iia' héliographique dont nous dirons plus loin quelques inuls : mais la suite est relative à la production de véritables clichés photographiques ; « MM. Saxon et C", aussi de Manchester, ae l'ont plus leurs agrandissenieiils qu'à la lumière électrique A« M. Wild. En possession d'une lumière arlificielle qui brilk jour et nuit, ils ont pu prendre l'engagement d'ajfrandir ea vingt-quatre heures les clichés néi,fal ifs qu'on leur coiilio. »

Toutefois l'emploi de cette lumière est coûteux. Dans les cas, assez rares d'ailleurs, oi'i l'on peul avoir besoin de faire de la pboUigmphie de mât, on préfère de beaucoup la lumièrt produite jiar la combustion du magnésium à celle de l'électricité. L'invention des lampes au magnésium, par sir David Brevvster, le perfectionnement qu'un de nos savants compatriotes, M. Le Roux, y a apporté en a^isocianl le zinc au niagm''sium, ont permis d'apphquer celte lumière arlificielle à la photographie. On a commencé par photographier des j;ravures. des bustes et des statues, et on a reconnu ainsi la valeur piiologénique de la lumière du magnésium, d'ailleurs moins coilteuse que ia lumière électrique.

On est arrivé par ce moyen à reproduire avantagcusemcnl ki j objets inanimés; mais, au point de vue artistique, l'elfot < peu satisfaisaid,àcause do l'opposition uéces sa i renient exaeért* I

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