‹ Le monde physique (volume 2)Chapitre 54 sur 173 · RADIATIONS CALORIFIQUES · texte numérisé non relu

RADIATIONS CALORIFIQUES

calorifiques iIcs divers rayons colorés. En opérant de celle façon, Melloni a prouvé que la lempcralure de ces rayons va eu s'élevanl du violel au rouge ; c'csl au delà du rouge, dans le prolongement du spec(re, (pic se Irouve le maximum, à une distance An de la limite extrême du rouge égale à celle qui existe entre cette limite et le bleu-vcrl. Au delà, la chaleur déeroîl, mais elle est encore sensible quand on arrive à une dislance du rouge égale à toute l'étendue du spectre lumineux. Muller cl Franz ont repris les expériences de Melloni. On voit, dans la ligure 141 les courbes d'inlensité calorifrcpie obtenues avec

deux prismes, l'un de sel gemme (courbe X'»(ll), l'autre de crown (courbe X'm'H).

D'après Melloni, « le maximum de tempéialuredansic spectre calorilique normal du Soleil ne se trouve ])as toujours dans la même position, mais tantôt plus, tantôt moins éloigné de la limite rouge, bien que le ciel, dans les diirérentes journées où l'on fait l'expérience, soit doué en apparence de la même limpidité ». 11 attribue ces changements, qui se manifestent seulement dans les radiations obscures sans toucher aux intensités relatives des radiations lumineuses, aux diflerences d'humidité des couches inférieures eu supérieures de Fatmosphère, laquelle serait ainsi donéo d'une sorte de coloration ealoH^que ou de tt^

\. Uémoirt mtr tUmMUm n et chimique*.

SSï LE MONDE PHYSIQUE.

En itreiiaiil la hmiiôre de l'arc voltaïque comme sourec, el en opérant avec un i)risme de sel gemme, Tyndall a trouvé que lu radiation caloriliquc s'étend [)Ius Iniii du côté des rayons

Fij!. 1 i-i.

les moins réfran[j;ililes qu'où ne le trouve dans le S|»ectre solaire. Ce résultai vient à l'appui de ropiiiiou de Melloni cpie l'atniosphèif a^nl par alis()rp(i(iu sur les radiations obscures les plus réfranjiiblt'S des rayons solaîii'S.

g 7t. inDuiio.Nï! ciifMiii; i:s iif si'ci.tiie. — spectiik ui.tha-vuhxt.

Tout le iiionrli^ rouiiaîl l'inllnenee de la lumière du Soleil sur les conleurs iiialérielles. qnaiid ces couleurs sont ap|di(|uécs soit sur di's étoiles, soit sur du jiapier, du bois cl diverses autres snbslances orf;ani(pn's. Les rideaux de tenture pâlissent à la lumière du jnur, les toiles écrues de teinte jaunâtre blancln'sscnl quand on les expose au soleil. Ou sait aujourd'hui combien la huiiière es! néeessaiie au complet épanouissemeot, à la santé, à la vie uirine des véfîélaus et des animaux. Or ces influciiees uiniliples. sur lesquelles nous aurons l'occasion de icvenir ailleurs, consislenl. eu dernière analyse, en une suite d'actions cbiniiqnes. en des décompositions ou combinaisoiu de subslaiiees. Du cldore el de riiydrogèiic qui, dans robsco*

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