‹ Le monde physique (volume 3)Chapitre 212 sur 271 · B1BI · texte numérisé non relu

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16 9 Minuit 3 G 9 Midi 3 6 9 Minuit 3 6 9 Midi

Fig. 29G. — Marche du baromètre à l'intérieur des cyclones.

ments du baromètre se fera en un temps trois fois moindre; les premiers symptômes précurseurs seront perçus tout au plus 24 heures à l'avance d'après M. Bridet, qui, nous venons de le dire, a surtout étudié les cyclones de l'Océan Indien austral : un navire qui se trouve sur la trajectoire de l'ouragan doit s'estimer à 24 heures de distance du centre si la baisse barométrique est de 0mm,3 par heure; à 18 heures de distance si elle atteint 0mm,6; à 12 heures pour 1 millimètre; à 9 heures pour lmm;5; à 6 heures pour 2 millimètres; à 3 heures si la baisse est de 3 millimètres. Dans le voisinage du centre, elle peut atteindre 4 et 5 millimètres, et même davantage.

La rapidité du mouvement de dépression du baromètre à l'intérieur d'un cyclone, depuis son bord externe jusqu'au centre, la rapidité non moindre avec laquelle il remonte quand, du calme central, le navire s'éloigne par l'extrémité opposée du diamètre du météore, sont visibles dans les diagrammes de la figure 296. L'une des courbes est relative au cyclone que la frégate la Junon essuya les 1er et 2 mai 1868, dans sa traversée de la Réunion à Singapore; la seconde se rapporte à un typlion qui sévit à Yokohama le 24 août 1871, et dont il a été question plus haut ; la troisième donne les variations du baromètre pendant que Y Amazone traversait, dans l'Atlantique nord, le terrible cyclone où elle faillit périr, les 9, 10 et 11 octobre de cette même année 1871. Le tracé de ces courbes est obtenu par le relevé des observations barométriques faites à divers moments du passage de chaque ouragan par le lieu où se trouvai L l'observateur, qui, il est vrai, dans deux des cas, était mobile lui-même. La variation barométrique avec le temps peut ici, sans erreur notable, être prise pour la variation selon la dislance, de sorte que les mêmes courbes pourraient servir à obtenir le tracé des isobares autour du centre du cyclone; dans le voisinage du centre, les isobares seraient très rapprochées, ce qui revient à dire que le gradient y serait considérable; puis elles iraient ensuite en s'éloignant de plus en plus, à mesure que l'on considérerait des points plus extérieurs.

L'intensité et la direction du vent sont en rapport avec ces variations de pression. Plus on s'approche du centre, plus la force du vent s'accroît, suivant la même progression que celle de l'augmentation du gradient barométrique; les parties intérieures du tourbillon sont donc celles où l'ouragan se déchaîne avec la plus grande violence; toutefois il y a une limite intérieure à cet accroissement, chaque cyclone présentant celle particularité d'un espace central où règne le calme, où subitement la vitesse du vent s'annule. C'est en ce point, carac-

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