AMPLITUDE DE LA VARIATION DIURNE
première à Zurich et sur le Rigi, la seconde également à Zurich et sur le Faulhorn, confirment celte seconde loi de la diminution de l'amplitude avec la hauteur. La courhe Z (Zurich) suit à peu près, comme on voit, les mêmes inflexions que la courbe R (Rigi). Cependant les heures tropiques ne sont pas les mêmes. Les lignes Z' et F représentent de même la marche diurne des colonnes barométriques, pour la seconde série d'observations simultanées faites à Zurich et sur le Faulhorn, et donnent lieu
Minuit
Fig. 44. — Amplitude de l'oscillation diurne à diverses altitudes.
à une remarque semblable. En ce qui regarde l'amplitude, c'est-à-dire la différence entre la moyenne des maxima et des minima, voici ce qu'en dit Kaemtz : « A Zurich, la différence entre les maxima et les minima moyens est de 0mm,644; sur le Rigi, elle est seulement de 0mm,237. Des observations simultanées de Genève et de Zurich donnent pour l'oscillation moyenne diurne 0mm,897, tandis que sur le Faulhorn la différence correspondante n'était que de 0mm,2681. Ainsi, à une
1. Le rapport de l'oscillation diurne au Rigi comparée à celle de Zurich est 0,37 environ, tandis que le même rapport pour le Faulhorn n'est que 0,50. Les altitudes sont de 4800 mètres pour le premier, de 2680 mètres pour le second.
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certaine élévation au-dessus du niveau de la mer, l'oscillation diurne doit être nulle. »
Les nombres que nous venons de rapporter pour la station de Zurich font voir que l'oscillation varie dans un même lieu suivant l'époque de l'observation. Les saisons ont sur elle une influence marquée, ainsi que Ramond l'a constaté le premier. Sous les tropiques, dans l'Inde notamment, elle est moindre pendant la saison des pluies que pendant le reste de l'année. Dans nos climats, c'est en été qu'elle atteint son maximum,
Fig. 45. — Variations mensuelles de l'oscillation diurne. Influence , des saisons.
dans les mois d'hiver que tombe le minimum. C'est ce que permet de constater la figure 45, qui donne pour Milan et pour Halle les moyennes mensuelles de l'amplitude déduites de nombreuses observations. Pour ces deux pays, le minimum tombe en décembre; le maximum de l'été est en juin et juillet pour Milan, en août pour Halle.
Les courbes des figures 42 à 44, qui donnent la pression, pour toutes les heures du jour, à partir de 0h ou midi jusqu'au midi du jour suivant, ne permettent pas seulement de comparer les amplitudes des oscillations suivant les latitudes et les altitudes des lieux d'observation : elles rendent facile la comparaison