‹ Le monde physique (volume 3)Chapitre 26 sur 271 · DU MINIMUM · texte numérisé non relu

DU MINIMUM

mm.

mm.

mm.

Pétersbourg .

Février . . .

Juillet . . .

Octobre . .

ÉRÉE.

Berlin ....

Janvier . . .

Août ....

! Avril. . . .

. Halle

Janvier . . .

Août ....

Avril. . . .

Février . . .

Mars. . . .

■ CSl

Mai

Strasbourg. .

Janvier . . .

Avril. . . .

Novembre .

Calcutta . . .

Janvier . . .

Juillet . . .

Macao ....

Juin ....

La Havane . .

Janvier . . .

Mai

Août. . . .

Bénarès . . .

Décembre . .

Juillet . . .

Le Caire. . .

Janvier . . .

Juillet . . .

A la Havane, ainsi que dans les stations de la zone tempérée, on remarque une double période, due probablement à l'effet de perturbations locales. A Berlin, Halle, Paris, Strasbourg, il est probable que le second minimum qu'on observe en mars ou avril provient de l'influence des bourrasques si fréquentes en ces régions et dans ces deux mois de l'année.

Les recherches de M. A. Poëy, basées sur de nombreuses observations horaires faites à la Havane de jour et de nuit, sur de longues séries intertropicales, ainsi que sur les observations barométriques de diverses régions du globe, confirment la loi précédente pour les deux hémisphères. « Les basses pressions, dit-il, suivent exactement le cours du Soleil, pendant que les hautes pressions se portent à l'opposé de cet astre. Mais il faut

éliminer les influences oro-graphiques et hygrométriques, l'action des vents et des perturbations locales. Sur l'hémisphère boréal, le maximum de pression coïncide, au mois de janvier, avec la plus grande déclinaison australe du Soleil au solstice d'hiver, alors que cet astre se trouve sur le tropique du Capricorne. Le minimum de pression coïncide au contraire, au mois de juin, avec la plus grande déclinaison boréale au solstice d'été, lorsque le Soleil est sur le tropique du Cancer. Sous l'hémisphère austral, c'est exactement l'inverse; le maximum de pression tombe en juin et le minimum en janvier1. » A l'équateur, c'est aux équinoxes que le minimum se produit, et alors la pression atmosphérique est plus uniformément distribuée sur toute la surface de la Terre.

M. Quetelet a mis en évidence, d'une autre façon, la relation qui existe entre les pressions moyennes mensuelles et la déclinaison du Soleil. Il a étudié les variations barométriques dans leurs rapports avec les extrêmes de température, et reconnu que, pour chaque mois, la pression maximum coïncide généra-, lement avec la température la plus basse, et la pression minimum avec la température la plus élevée. Quinze années d'observations faites à Bruxelles, de 1853 à 1847, lui ont donné 753mm,ll pour la hauteur moyenne du baromètre pendant les maxima de température et 759mm,54 pendant les rninima. De sorte que, dit-il, « le mercure, toutes choses égales, reste plus bas de 5 à 6 millimètres pendant les temps chauds que pendant les temps froids2. »

1. Comptes rendus de l'Académie des sciences pour 1877, f. II.

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