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OSCILLATIONS ACCIDENTELLES DU BAROMÈTRE

des changements plus ou moins brusques du temps, ou bien les précèdent et les annoncent : coups de vent, pluies, orages et bourrasques, cyclones et tempêtes ne se produisent point sans un mouvement souvent considérable de la colonne de mercure du baromètre. A ce titre, les oscillations accidentelles frappent bien plus que les premières l'imagination du public, et elles méritent toute l'attention des hommes de science, étant l'élément fondamental de l'étude des grands mouvements de l'atmosphère.

On a dû chercher si elles sont soumises à certaines lois, par exemple si l'amplitude des variations extrêmes dépend ou non de la latitude. Pour cela, on a commencé par relever le maximum et le minimum observés pendant une suite plus ou moins longue d'années; puis les maxima et minima mensuels, qu'on a déduits, par la méthode des moyennes, de l'observation du maximum et du minimum de chaque mois pendant un temps plus ou moins considérable. Kaemtz faisait remarquer que cette méthode est sujette à d'assez graves inconvénients, car elle suppose qu'on observe les extrêmes réels, ce qui devait se présenter rarement, quand on était réduit à un petit nombre de lectures quotidiennes du baromètre, et que d'ailleurs ces lectures se faisaient plutôt de jour que pendant la nuit. On trouvait ainsi des maxima trop faibles et des minima trop élevés, et leurs différences étaient moindres que les oscillations vraies : aussi la valeur de l'amplitude calculée d'après cette méthode étaitelle généralement trop petite. Aujourd'hui, les baromètres enregistreurs remédient à cet inconvénient, et les observatoires munis de ces appareils peuvent suivre, semaine par semaine, sur la courbe continue qu'ils tracent, toutes les fluctuations, grandes, ou petites de la colonne de mercure du baromètre.

Voici, d'après Kaemtz, l'extrait d'un tableau qui donne l'amplitude de l'oscillation mensuelle moyenne, d'après les maxima et minima absolus de chaque mois, et la même amplitude pendant les saisons estivale et hivernale, pour divers lieux des deux hémisphères :

LATITUDES

LONG1 T UDES

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