SA MESURE
La présence de la vapeur d'eau dans l'air, son abondance plus ou moins grande à l'état invisible ou aériforme, sa formation tantôt rapide, tantôt lente, selon les circonstances, sa précipitation sur le sol ou au sein même des couches atmosphériques, déterminent toute une série de phénomènes des plus variés, qui vont faire maintenant l'objet de notre étude.
En raison de leur origine commune, ces phénomènes ont reçu la dénomination de météores hygrométriques ou aqueux, ou encore à' hydrométéores . Ce sont ceux qui contribuent le plus à donner aux diverses régions de la planète leur physionomie particulière. En chaque lieu, ils différencient de même soit les saisons de l'année, soit, dans chaque saison, les mois et les jours. Leur influence sur le développement des êtres organisés, sur la végétation comme sur la vie et le développement des animaux, est immense. On a peine à se figurer quel désert deviendrait la surface du globe terrestre en l'absence de tout météore hygrométrique : les astronomes seuls s'en font une idée en braquant leur télescope sur le disque de la Lune et en contemplant l'écorce nue et scorifîée de ce cadavre de corps céleste, sans air, sans eau et sans vie. Sur notre Terre, quel spectacle varié et changeant, au contraire! La sécheresse ou l'humidité de l'air et du sol s'y succèdent, en un même lieu,