CHAPITRÉ VI
§ 1. PREMIEHS essais de fixation des images de la chambre OBSCIRE.
DÉCOUVERTES DE I«ilEI>CE ET DE DAGUERRE.
Quand on reçoit sur un écran blanc, placé au foyer de la lentille convergente de la chambi'c noire, les rayons lumineux émanés des objets extérieurs, il se forme, nous l'avons vu, luie image merveilleusement fidèle de ces objets : c'est un véritable tableau en miniature du paysage en vue, avec toutes ses nuances de coloration et de lumière et tous ses détails les plus minutieux ; mais c'est une image fugitive, tout idéale pour ainsi dire, ou plulôl toute la réalité de celle image consiste dans le mouvement actuel des ondes lumineuses, suivant les lois de leur propagation à travers les divers milieux qui séparent notre rétine des objets eux-mêmes. Qu'on vienne à fermer l'ouverlure qui donne accès à ces ondes, et à Tinstant l'image s'évanouit.
Plus d'un observateur , depuis Porta , l'inventeur de la chambre noire, jusqu'à Nie})ce et Daguerre, les inventeurs de la photographie, ont dû concevoir le désir de retenir sur l'éeran et d'y fixer ces images si exactes, et de prendre ainsi pour collaborateur, dans l'art de la peinture ou du dessin, la natiue ellemême. Que fallait-il pour arriver à un tel résultai? Connaître une autre propriété de la lumière, celle que possèdent, en effet, les rayons lumineux d'impressionner chimiquement certaines