‹ Le monde physique (volume 4)Chapitre 25 sur 190 · IMAGES MULTIPLES · texte numérisé non relu

IMAGES MULTIPLES

deux miroirs fournil sur chacun d'eux une première image qui, devenant un objet lumineux pour chaque autre miroir — ou du

Fig. 41. — RvOexion si

moins, à cause des lois de la réflexion, pouvant être considéré comme tel — donne lieu à deux nouvelles images plus éloignées

Fig. 43. — Images Diulliples

que les premières. Celles-ci en forment de nouvelles à leur tour, et ainsi indénnimeni, <le sorte que l'œil convenablement

placé voit une infinité d'images qui sont à la vérité de plus eu plus faibles, à cause des pertes que font subira la lumière ces réflexions successives. Ces effets s'observent aisément dans une salle contenant deux glaces parallèles et opposées. Les deux séries d'images s'y confondent facilement quand il s'agît d'un point lumineux, mais si l'on tient à les distinguer, il suffit de regarder un objet dont les faces sont de couleurs ou de fonnes différentes. Ainsi, une personne placée entre les deux glaces et en face d'une d'elles sera vue alternativement de dos ou de face dans chacune d'elles.

Deux miroirs plans formant un angle donnent des images dont le nombre csl limité et dépend de la grandeur de l'ouverture. Mais toutes se trouvent placées sur un cercle ayant pour centre un [loiiit de lu ligne d'intersection des miroirs et pour

Fig. 45. ■

riiyuii lu dislance du point lumineux. I^s figures 42 et 45 donnent les trois images formées par deux miroirs inclinés à 90*. Dans les deux figures suivantes, on voit comment le nombre des images s'élève à cinq ou à sept, selon que les deux miroirs sont inclinés à HO" ou à 45*.

IMAGKS MULTIPLES. 97

Le miroir nmgiqve n'est siulie cliose qu'une couibiuaisoii de deux miroirs j)lans itielini^s de faç;on à léfléciiir les images d'obji'ls séparés du s[»ftctalt>ur [lardcs obsUicles. On s'en est servi, suus !e nom de itolémoseopc, liour observer dans un siège les inouveinenls exléi'ieurs de l'eiuiemi, toul en l'estant abrité derrière un [larapct (fig. W). Le polémoscope que représente la iipure est tout sinipleineiU funné de deux niiioirs parallèles. inclinés tous tieux à 4tV sur l'Iiorizon, el pouvant se rnouvui)'

Fig. 4Q. — roIéiai>scu)ic.

feu glissant entre des ehûssis. Le plus élevé t'ait face à ta répion |ue veut esplorei- l'observateur, et le pins bas est relui dans I • «(|tiel se reproduit l'imafte de cette répion, image qui arrive ■^•.iuai à i'tril après ileux réllexions successives.

Aujourd'hui on nomme miroirs magiques des miroirs mé- *-allii|ues il'origine japonaise ou cliinoïse, ((ue nous décrirons «lans les AppUmtiom de Voptiijue.

l-ea réflexio[is multiples entre des miroirs inclinés ont suggéré la conslrueliou de divers instruments ou appareils, an

nombre desquels nous signalerons le kaléidoscope, inventé \iar Brewster.

Dans un tube de carton sont disposées trois lames de miroir l'ormant un prisme équilatéral dont la base est fermée par deux lames parallèles, l'une de verre transparent, l'autre de verre dépoli, entre lesquelles on place de petits objets, par exemple des fragments de verre de diverses couleurs. L'œil, en regardaèi par le petit bout de cette espèce de lunette, voit directement ces morceaux de verre, dont les images multiples se forment par

hg. 47. — linsgcs sjiiR'lriijueR fnnni^s à:tns le kaléidoscop.

réflexion sui' les trois miroirs. 1! en résulte des figures régulièrement disposées qu'on fait varier à volonlé, eu tournant l'instrument sur son axe cl en dépla(,'anl ainsi les fragments colorés (fig. 47).

Dans le kaléidoscope primitif de Brewslei-, il n'y avait que deux miroirs, et l'on donne ordinairement le nom de caisse catoptnqm à l'instrument qui en contient trois ou un plus grand nombre.

On voyait, il y a quelques années, sur le quai du Louvre un j)auvre diable qui uuintrait aux s))cctateui's ébabis la fa(.ade de l'Institut au Inivers d'un énorme pavé. La hmeile nuujique qui

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