‹ Le monde physique (volume 4)Chapitre 38 sur 190 · RÉFRACTION DANS LES PRISMES · texte numérisé non relu

RÉFRACTION DANS LES PRISMES

Cl rétraclés pour mellre ce résultai en évideuce : le rayon iucidenl SI, après une première réfraction, parcourt dans le prisme le rhcmin lE, se l'éfracte de nouveau en sortant du prisme, et eiiUii émerge dans la direction ER. C'est ce que l'obscrvalion conlirme; car si l'on examine un objet à l'aide du prisme, en plaçant son arête dans une position horizontale, (in voit que l'image est relevée, si la base est inrérieure ; et qu'elle est abaissée, si la base occupe la position inverse.

L'œil, en effet, voit le point lumineux dans la direction des rayons qui pénèlreul à son intérieur, et là oix ces rayons convoitent. Si, comme nous venons de le voir, le faisceau diverge en se rapprochant de la base du prisme, leur convergence aura lien du côté du sommet, et Tœil verra le point relevé ou abaissé suivant que la base est au-dessous ou au-dessus de l'arête (fip. 80). I^ déviation est d'autant plus grande que l'angle du prisme est plus considérable, quand Tangle d'incidence des rayons reste le même. Pour un même prisme, à mesure que le rayon incident se rapproche de la normale, Tangle d'émei^cncc croît,

Fig. KH.

- Di'vktioii ili<s rayons li par li's prismes'.

t. On appelle dèvialion d'un «jon linnini'ux i|ui IrjiorMi uu prisui-', l'aii);ie funiii' par li-s dirpctinni liii raToii iiiciiii'nl r<t il» rx^an tamt^nU On démiinlrt- que tt^Ul■ dériuliun nt lu

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et il y a une direction pour laquelle ou atteint Tangle limite de la réflexion totale. Alors il n'y a plus d'émergence. Cela dépend du reste de la substance qui compose le prisme. Dans le cas d'un prisme de verra de 45 degrés, tout rayon lumineux qui tombe au-dessus de la normale du wlé du sommet ne peut émei^er, puisque l'angle limite est de 41" pour le verre; mais ceux qui tombent du côté de la base, donnent des rayons

Vig. 39. — Images Jos objcls vus ù travers les prismes.

émergcnis. In prisme dont l'angle dépasserait le double de l'angle limite (82° pour le verre), dont la base serait noircie, et qu'on |)lacerait transversalement à l'ouverture d'une chambre obscure, de manière à la fermer, ne laisserait pénétrer à l'intérieur aucun rayon de lumière.

Nous décrirons plus loin les phénomènes de coloration qu'on observe dans les faisceaux lumineux déviés par les prismes. Etudions auparavant la marche de la lumière quand

cours de cet ouvrage. Mais toutes se rangent très simplement en deux classes, selon la marche que suit la lumière qui les traverse. Les unes, comme la loupe, snnl convergentes, c'est-à-

dii'e que les rayons lumineux se trouvent, après leur jiassage, plus rap- |irochés qu'auparavant. Les auh-cs sont divergentes, parce que, au contraire, les rayons s'éluigncnt les nus des autres ou divei^ent, lorsqu'ils sortent du milieu réfringent dont elles sont formées. Il y a, du reste, un moyen fort simple de les distinguer les unes des autres à première vue : les lentilles convergentes sont toutes plus

Fig. 02. — liCnlilles diTergenlw, LcDiillo liiconcaïi» ; lentille l'ian-concave; lUC"-

nisqiio Jiiergenl.

épaisses au centre, de sorte que leurs bords sont tranciianls. Les lentilles divergentes sont plus minces au centre qu'aux bords.

Le type de la lentille convergente, nous venons de le dire, est la loupe ou lentille biconvexe, dont les deux faces, ordinairement de môme courbure, sont bombées.

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