‹ Le monde physique (volume 4)Chapitre 41 sur 190 · IMAGES FOUMEES PAR LES LENTILLES · texte numérisé non relu

IMAGES FOUMEES PAR LES LENTILLES

se formera au delà du foyer ; elle sera réelle, renversée et phis petite que l'objet. Prenons une bougie pour faire l'expérience, et recevons l'image sur un écran que nous rapprocherons ou

I, reavenée et plus grande que l'objd.

éloignerons de la lentille, jusqu'à ce qu'il y ait netteté parfaite de l'image : nous constaterons aisément le résultat. Plus la distance de la bougie va diminuer, plus nous verrons l'image, toujours réelle, s'éloigner et grandir, jusqu'à ce qu'elle devienne précisélïieat égale à l'objet lui-même. A cet instant, si l'on mesure les dislances qui séparent la lenlî Ile de l'écran et de ia bougie, on les trouve égales entre elles, et chacune est double «le la distance focale principale. La bougie continuant d'appro- «ïlier de la lentille, l'image réelle grandit et s'éloigne ; elle est ^onc de dimensions plus grandes que celles de l'objet (voy. tig. 100 et 101). 11 faut éloigner de plus en plus l'écran pour

Fig. iOl. — linago d'un objet situé i une distance de la lentille plus grande que la dislance Tocale principale , et moindre que le double de celte distance.

la recevoir nette, mais on remarque alors dans son éclat une diminitUon qui s'explique |Kir ré|iarpilleincnt des rayons lumineux émergés de la loulille, sur une surface qui croît plus vite que la quantité de lutnièrc reçue.

La bougie, une fois arrivée à la dislance focale, Timage disparaît, el cela est aisé à concevoir, puisque ailors, les rayons sortant parai 1 élément à l'axe, il n'y a plus de couvcrgence. Jusqu'ici l'image a toujours été réelle : en d'autres termes, il a toujours été possible de la recevoir sur un écran; elle a une existence indépendante de robservat*iur. Il n'en sera plus de même si nous continuons à approcher la bougie ou tout auti-e objet de la lentille : l'écran placé à une dislance quelconque ne

recevra et ne renverra plus que de la lumière diffuse.

Coi)eudant, au lieu et jilace de l'écran, plaçons notre œil même. Nous verrons Fig. Wi. - [iMfl- d,i,i\r -M vimiriu; li'Liii iibjia siiiu- njire travers de la lente fayer |.nntipal cl In kiilille. **" ^I^^^^IS 06 la lentille une image de la bougie, image qui n'est plus renversée, mais droite el grossie. Comment se fait-il qne l'œil reçoive la sensation d'une image qui n'a rien alors de réel ? Cela est facile à comprendre : les faisceaux lumineux qu'envoie alors à la lentille chacun des points de l'objet, sortent en divergeant du milieu réfringent; l'œil qui les re(;oil éprouve la même sensation que s'il s'agis-^ sait de rayons émanés directement de points lumineux situés de l'autre côté de la lentille, mais à une plus grande distance que l'objet mémo auquel ils apparliennent. De là l'agrandissement des diincusioiis appareilles; de là aussi le sens de l'image qui, devenant virtuelle, cesse d'être renversée (lig. UYi). Dans ce cas, à niesnnt que l'objet se rapproche de la lentille, l'image diminue justju'au inuineiit où, venant à toucher l'une de ses faces, l'image est devenue sensiblement égale à l'objet môme.

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