II. se
Avant toute expérience, les lois connues de la réfraction nous montrent qu'un rayon de lumière qui se propage dans la direction de l'axe traversera la lentille sans déviation et continuera sa route suivant cet axe même, absolument comme s'il traversait normalement une lame à faces parallèles.
Il y a d'autres lignes qui jouissent d'une propriété analogue et qu'on nomme pour cela des axes secondaires. Ce sont celles qui, dans les lentilles biconcaves ou biconvexes dont les faces ont le même rayon de courbure, coupent l'axe au milieu de l'épaisseur maximum ou minimum : 101' (Jig. 94) est un axe secondaire dans chacune des lentilles représentées. Toutes les fois qu'un rayon lumineux NI suit, après son entrée, la direclion d'une de ces lignes , il émerge dans une direction NT parallèle à celle du rayon incident, el comme les épaisseurs des lentilles sont ordinairement ti-ès petites , on peut dire que le rayon incident et le rayon émenré cheminent sans
Fig. !U. — Axes secondaires des Icn- ,, - . i i-
liiies. Ontn^ (i|ii)qnc'. dcvialiou dans la direction même
de l'axe secondaire. On nomme centre nplique de la lentille le point 0 où concourent l'axe principal et les axes secondaires. Si les deux faces n'ont pas la même courbure, le centre optique est toujours à l'intérieur, mais il n'est plus à égale distance des deux faces. Pour les lentilles pîan-conve.ics et plmi-eoiicuves, le centre optique est sur la surface courbe ; dans les ménisques convergents et divergents, il esta l'extérieur de la lentille; mais tandis qu'il se trouve du côté do la face convexe dans le ménisque convergent, c'est du côté de la face concave qu'est placé le centre optique d'un ménisque divergent.
Ces définitions bien comprises, voyons quelle est la marche de la lumière à travers une lentille biconvexe.
Pla<,-ons-la en face du Soleil, de manière que son axe prin-