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IMAGES FOUMÊES PAR LES LENTILLES

se formera au delà du foyer; elle sera réelle, renversée et phis petite que l'objet. Prenons une bougie pour faire l'expérience, et recevons l'image sur un écran que nous rapprocherons ou

Fig. 100. — Inuge réelle, reiiTersëe et plus grande que l'objel.

éloignerons de la lentille, jusqu'à ce qu'il y ait netteté parfaite de l'image : nous constaterons aisément le résultat. Plus la distance de la bougie va diminuer, plus nous verrons l'image, toujours réelle, s'éloigner et grandir, jusqu'à ce qu'elle devienne précisément égale à l'objet lui-même. A cet ÏDSlant, si l'on mesure les distances qui séparent la lentille de l'écran et de la bougie, on les trouve égales entre elles, et chacune est double de la distance focale principale. La bougie continuant d'approcher de la lentille, l'image i-éelle grandit et s'éloigne; elle est donc de dimensions plus grandes que celles de l'objet (voy. lig. 100 et 101). Il faut éloigner de plus en plus l'écran pour

Fig. 101. — Liiagc d'un objet situé i une diilauce de la leolillc plus grande que la distance focale principale , et moindre que le double de cette distance.

plus vifs que l'écran est plus loin de ce foyer. Au contraire, l'écran csl-il éloigné de ta lentille, à partir du point de convergence les couleurs reparaissent encore, de sorte que le rouge, précédemment en bas, se trouve placé en haut, et le violet, d'abord en haut, est situé à la partie inférieure de l'image colorée.

A l'aide de deux prismes de même substance et de même angle, mais o|)posés de position, ainsi que le montre la fig. i08, le faisceau de lumière blanche qui tombe dans le premier prisme se divise en rayons divergents et diversement colorés, mais la réfraclion les ramène au parallélisme à leur émergence du second prisme ; et alors, au lieu d'un spectre, on obtient un faisceau de lumière blanche composé par la réunion des rayons de diverses couleurs.

Seulement, le bord supérieurde l'image reçue

Fig.lûS, — Rcccunposiliondiïlaluiiiiùieparlcsprispcs. SUTUn écran CSt fOUge,

et le bord inférieur est violet. Cela vient de ce que, parmi tous les rayons de lumière blanche formant le faisceau, les rayons moyens seuls donnent lieu à des spectres dont les couleurs se rassemblent ensuite, tandis que les rayons exti'êmes du spectre ne se sont superposés avec aucune autre couleur, et la recomposition n'a pu s'efl'ectuer en ces points.

Deux speclies obleims au moyen de deux prismes différents et projetés en sens inverse sur un écran donnent du blanc, à l'endroit où les couleurs se superposent.

Le siMictre donné par un prisme étant observé avec un second prisme, on retrouve une position pour laquelle l'image reçue dans l'œîl est ronde et blanche.

Toutes ces expériences et d'autres encore sont décrites par

Newton avec une clarté et une simplicité admirables, a Jusqu'ici, dit-il, j'ai produit du blanc en môlant les couleurs des prismes. Maintenant, pour mêler les couleurs des corps naturels, prenez de l'eau un peu épaissie avec du savon, et agitezla jusqu'à ce qu'elle s'élève en écume. Après que cette écume sera un peu reposée, vous n'avez qu'à la regarder attentivement, et vous verrez partout diverses couleurs sur la surface de chacune des bulles dont cette écume est composée. Mais si vous vous éloignez au point de ne pouvoir plus distinguer les couleurs l'une de l'autre, toute l'écume vous apparaîtra d'une parfaite blancheur. » {Optique, liv. I.)

Il essaya aussi d'obtenir la couleur blanche par le mélange, en proportions diverses, de certaines poudres colorées. De l'orpiment (sulfure d'arsenic de couleur jaune-orangé) mélangé de pourpre, de vert-de-gris et d'azur lui donna un composé d'un gris cendré qui, exposé au soleil et comparé à un morceau de papier blanc de même grandeur posé à côté du mélange et à Tombre, parut d'un blanc éclatant. Newton explique la couleur grise des mélanges de ce genre par l'absorption de la lumière des éléments, et c'est pour obvier à cette diminution d'éclat qu'il jugea convenable d'éclairer fortement le composé par les rayons solaires.

Enfm, si l'on fait tourner rapidement un cercle, divisé en secteurs qu'on a colorés des couleurs principales du spectre, autour d'un axe qui passe par son centre (fig. 109), on voit, à mesure que la rotation devient plus rapide, les couleurs disparaître à l'œil. Le disque prend une teinte d'autant plus blanche que la proportion des diverses couleurs aura été mieux observée. On comprend qu'alors, les impressions successives des diverses couleurs sur la rétine se confondant, grâce à Ja rapidité du mouvement, les choses se passent comme si les layons faisaient leur impression simultanément, et la sensation ^i en résulte est celle de la couleur blanche.

Toute lumière dont le Soleil est la source, celle des nuages, ^Jo l'almosphère, la lumière de la Lune et des planètes, donne

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