LES SOURCES DE LUMIÈRE — PRODUCTION ET TRANSFORMATION DES RADIATIONS
1. l'imgakdëscëmgi!:. — ingaindescekce des solides et des liquides.
'«us les corps, solides, liquides ou gazeux, portés à une lem-
P^**ix ture élevée, deviennent lumineux dans Tobscurité. Ils sont
^^^-^^•2s> à l'état iïinmmlesœnee. Ce phénomène est souvent accom-
pa^-si^^ de combinaisons chimiques qui ont lieu principalement
^^^'^t ■^•c* un ou plusieurs éléments du corps vt Toxygène de l'air,
^''' ^^ I C3rs il y a combustion. Nous avons journellement sous les
^^*^-^>i!^ des exemples de faits de ce genre. Le feu n'est autre chose
^^^^^ l'incandescence d'un cor[)s, c'est-à-dire le dégagement de
^"^^Iciur et de lumière au sein d'une masse de matières orga-
*^*^'^^t?s ou minérales, dont la température a été élevée à un cer-
^**^ degré. Outre les parties solides, devenues lumineuses,
^^*^Cfîaux de charbon ou de braise, de houille ou de coke, le feu
•oix tient des flammes, plus ou moins vives, c'est-à-dire des gaz
*^^<^^tidescents.
^^ais il faut distinguer entre rincandescence simple des so-
^es et môme des liquides, qui peut avoir lieu sans qu'il y ait
^^^^Ij us tien ou quand la combustion j)roprement dite a cessé,
^ l'incandescence produite par les combinaisons chimiques
^^"-mêmes. Ainsi, la plupart des métaux rougissent au feu :
r* ^*C|ues-uns, avant de devenir lumineux, changent d'état et se
*^^^iit, mais le métal liquide devient rouge lui-même, sans
Iriple propriété calorifique, lumineuse et chimique des rayons inégalement réfrangibles, provient-elle de ce qu'il y a en réalité des rayons de trois natures distinctes dont les uns produiraient la lumière, les autres la chaleur, les autres enfin l'activité chimique? Ou bien, sont-ce, en réalité, les mêmes radiations élémentaires qui déterminent ces trois effets?
C'est cette dernière hypothèse qui est admise par les physiciens. Nous aurons bientôt l'occasion de voir sur quelles raisons nouvelles ils s'appuient pour admettre cette identité des trois radiations ; mais déjà nous pouvons faire remarquer qu'il est impossible de les distinguer les unes des autres par leur réfrangibilité, puisque toutes suivent la loi de Descartes, et que là oi'i l'analyse spectrale signale une lacune ou une raie sombre dans le spectre lumineux, elle existe au môme point pour le spectre calorifique et pour le spectre chimique.