PRINCIPE DE LA THÉORIE DES OMBRES
La ligne de séparation de la lumière et de Vombre portée sur l'écran sera dans ce cas nettement tranchée» comme celle qui limite la partie éclairée et la partie obscure du corps opaque. Une simple considération géoméirique, aisément vérifiée par l'expé-
Fig. 9. — Cûne d'ombre d'un corp» optqiie. Ombre portée.
rience, montre que les dimensions de l'ombre portée Tont en croissant avec la dislance de l'écran, et sont d'ailleurs d'autant plus grandes pour une môme distance, que le corps opaque est plus rapproché de la source de lumière.
Fig. 10. — COnes d'ombre et de pénombre.
Supposons maintenant, comme cela a presque toujours lieu dans la pratique, que la source ail des dimensions finies, appréciables. Dans ce cas, la surface du corps opaque et l'espace qui l'environne se composent de trois parties distinctes : l'une,
dont les points sont éclaires à la fois par toute la surface; une autre, dont aucun point ne reçoit de lumière, et enfin une troisième, intermédiaire entre les deux autres, dont chaque point
Fig. 11. — Ëi:lijises de Soleil et de LuDe.
ne reçoit qu'une fraction plus ou moins grande de la lumière totale. Outre l'ombre du corps et le cône d'ombre, projeté dans res|iacc, il y a donc à la surface du corps une portion moins éclairée, qu'on nomme la pénombre, et dans l'espace un cône