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APPLICATIONS DIVERSES DE LA PHOTOGRAPHIE

L'énumération que nous avons faite plus haut que la photographie est appelée à rendre et a déj£ sciences et aux arts, ne peut donner qu'une idée faits de l'importance que cette application de la prend de plus en plus dans nos sociétés civilisées, exposition française de photographie renfermait h c spécimens remarquables, dont nous allons, pour chapitre, donner une rapide analyse.

Tarions d'abord des applications scientifiques. L phie astronomique y était représentée par des épreu riennes du passage de la planète Vénus sur le Solei épreuves positives des taches solaires, et par les b( graphies lunaires de Rutherford et de Warren de la nous avons traité longuement déjà ce sujet. L'obse

Kcw avait exposé des diagrammes mcléorologiques indiquant les oscillations du baromèlre à mercure, les variations du Ihermomètre à boule sèche et à boule mouillée et enfin celles des instruments magnétiques, donnant jour par jour les composantes horizontale et verticale du magnétisme terrestre. Tous ces tracés ont été obtenus par la photographie, de sorte que les documents si précieux de la science météorologique peuvent être ainsi enregistrés automatiquement et d'une manière continue.

Parmi les épreuves photomicrographiques d'histoire naturelle, de biologie, de botanique, d'entomologie, on remarquait celles qui avaient pour objet l'élude du phylloxéra à ses diverses phases de développement. Mais nous devons mentionner comme particulièrement remarquable une série d'épreuves représentant des coupes du cerveau humain et de la moelle épinière à l'état normal et à l'état pathologique. Ces épreuves, dues au docteur Luys, permettaient de comparer immédiatement les régions saines et les régions similaires du système nerveux frappées par la maladie, et par suite de se faire d'un coup d'œil une idée précise du degré d'intensité et de l'étendue de la dégénérescence moibide. Considérée surtout au point de vue de la diffusion de l'enseignement, cette représentation fidèle, presque impossible sans la photographie, des délicates observations de la haute science, a une portée que le lecteur comprendra sans peine. L'une de ces épreuves donnait la représentation du cerveau d'un amputé qui avait subi la désarticulation de l'épaule. « Pendant tout le temps que le malade a vécu (vingt ans), les régions du cerveau qui recevaient les impressions scnsitives de son bras réséqué, celles que lui communiquait le mouvement volontaire étant demeurées silencieuses, il en est résulté une atrophie localisée dans certains points de la substance cérébrale, et en comparant cette épreuve avec la voisine qui représente l'état normal des mêmes régions, on est frappé de la démonstration qui résulte de cet examen. » Dans d'autres épreuves, on pouvait suivre de l'œil le progrès de la désorga-

D'autres fois, c'est le dessin et la gravure qui sont à la lois confiés à la photographie.

Celte fidélité des reproductions photographiques csl éminemment utile à certains travaux, par exemple aux éludes archéologiques et paléographiques. Les voyageurs chargés de missions scientifiques peuvent ainsi obtenir rapidement des vues de monuments, reproduire avec leurs détails les plus minutieux les inscriptions anciennes que les savants des Académies pourront ensuite discuter à loisir, l'épreuve en main, sans craindre les erreurs d'un copiste. Même avantage, même utilité pour les études des textes les plus rares. Ecoutons ce que dit sur ce point le savant directeur de la Bibliothèque nationale, M. Léopold Delisle : « La photographie, dit-il, devait amener une révolution dans les études paléographiques. Désormais les manuscrits les plus importants pourront être reproduits avec une rigoureuse exactitude, depuis la première jusqu'à la dernière page, et un jour viendra oii toutes les grandes bibliothèques auront les équivalents de quelques-uns de ces livres antiques qui font la gloire des bibliothèques de Rome, de Florence, de Milan, de Vienne, de Paris et de Londres. Ije Psautier de l'université d'Utrecht vient d'être, au Musée Britannique, l'objet d'une publication peu coûteuse, dans laquelle on peut étudier avec confiance les plus curieux monuments de la calligraphie et du dessin au huitième et au neuvième siècle. »

Les diverses administrations publiques commencent à utiliser les ressources de la photographie. Depuis quelques années déjà, la police emploie ce moyen pour constater l'identité des individus soumis par la loi à sa surveillance ou des criminels soupçonnés de récidive. La justice civile emploie la photographie dans des cas spéciaux oii il s'agit de produire des pièces devant servir de témoignages dans les procès : telles sont les copies photographiques de testaments. Dans les procès criminels, on peut fournir des documents d'une haute importance pour éclairer la conscience des jurés et des juges, conslalaliou des lieux, portraits et situation des victimes, des criminels.

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