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IMAGES PRODUITES PAR LA REFLEXION

coiivei^ence derrière le miroir, en un point qui est symétriquement situé par rapport au plan du miroir et au point de la bougie d'ofl émane le faisceau. En un mot ce dernier point et son image sont situés à égale distance du plan du miroir et sur la même perpendiculaire à ce plan. L'œil qui reçoit le faisceau divei^ent sera donc affecté comme si l'objet lumineux était situé au point de convergence, et c'est là qu'il en verra l'image. Quelle que soit donc la position de l'observateur en avant du miroir, la position de l'image ne sera pas changée, bien qu'elle semble occuper des points différents sur le miroir même quand l'œil se déplace.

L'extrémité inlérienre de la bougie formera son image de la même laçon, et ainsi de tous les points intermédiaires. D'où l'on voit que pj^. jg. p^^m^liDn d« .m.«« ru« p.r rflKiion

l'image d'un objet Inmi- "'"' "" """*'' i^»"-

neux quelconque sera

formée, point par point, de toutes les images partielles symétriquement situées derrière le miroir, à des distances de sa surface égales aux distances particulières de chacun des points de l'objet. On voit clairement par là que l'image produite par la réflexion de la lumière qu'un objet envoie à la surface d'un miroir plan , n'a rien d'objectif ou de réel : c'est ce qu'on nomme une image virtuelle. Cette représentation n'existe que pour l'œil. On verra bientôt dans quelles circonstances peuvent se former, par voie de réflexion, des images nielles des objets.

L'image d'un objet peut être donnée par un miroir plan, sans pour cela que l'objet soit en face même de ce dernier. Il suffit que l'œil soit placé de manière à recevoir les rayons réfléchis, c'est-à-dire dans l'espace divei^ent QMM'P (fig. 40), compris entre les rayons extrêmes émanés de l'objet et venant se réflé-

gti LE MONDE PHYSIQUE.

chir sur le contour du miroir. Cet espace constitue le champ

du miroir par rapport à l'objet.

Dans les miroirs ou glaces ordinaires, il est rare que la forme

et ia couleur des objets réfléchis ne soient pas un peu altérées. Cela tient à ce qu'il est difficile d'obtenir un poli parfait et des surfaces rigoureusement planes. De la lumière diffuse se mêle alors à ta lumière réfléchie spécul'airement, et communique à celle-ci une coloration propre à la substance dont lé miroir est formé. On remarque aussi, dans les miroirs étamés, que les objets forment une double image.

L'une, beaucoup plus faible,

FJg. *0. — KéflfiMon sur un mîmir plan. Champ , , . ,.

du miroir pour un objet donné. cst dounee par la surlacc ex-

térieure du miroir; l'autre, la plus brillante, est celle que donne le miroir proprement dit, c'est-à-dire la surface interne du tain. Les miroirs métalliques n'ont pas cet inconvénient, mais nous avons vu qu'ils en ont d'autres plus graves ; la quantité de lumière qu'ils réfléchissent est moins vive et leur surface se ternit rapidement au contact do l'air.

2 4. IMAGES )ll*LTiri,ES l<BOIil'ITES PAR DES COHDIKAISOKS DE KIROIRS.

En disposant deux ou plusieurs miroirs plans d'une façon variée, on obtient des effets singuliers, provenant des réflexions multiples qui seibut de l'un à l'autre des miroirs.

Le plus simple de ces effets est celui que fournissent deux miroirs plans parallèles. Un objet lumineux interposé entre les

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