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IMAGES MULTIPLES

Le miroir magique n'est autre chose qu'une combinaison de deux miroirs plans inclinés de façon à réfléchir les images d'objets séparés du spectateur par des obstacles. On s'en est servi, sous le nom de polémoscope, pour observer dans un siège les mouvements extérieurs de l'ennemi, tout en restant abrité derrière un parapet (fig. 46). Le polémoscope que représente la figure est tout simplement formé de deux miroirs parallèles, inclinés tous deux à 45" sur l'horizon, et pouvant se mouvoir

Fig. i6. — Polémoscope.

en glissant entre des châssis. 1^ plus élevé fait face à la région que veut explorer l'observateur, et le jilns bas est celui dans lequel se reproduit l'image de cette région, image qui arrive ainsi à l'œil après deux réflexions successives.

Aujourd'hui on nomme miroirs magiques des miroirs métalliques d'origine japonaise ou chinoise, que nous décrirons dans les Applications de Voptique.

Les réflexions multiples entre des miroirs inclinés ont suggéré la construction de divers instruments ou appareils, au

nombre desquels nous signalerons le kaléidoscope, inventé par Brewsler.

Dans un tube de carton sont disposées trois lames de miroir formant un prisme équilatéral dont la base est fermée par deus lames parallèles, l'une de verre transparent, l'autre de verre dépoli, entre lesquelles on place de petits objets, par exemple des fragments de verre de diverses couleurs. L'œil, en i-egardant par le petit bout de cette espèce de lunette, voit directement ces morceaux de verre, dont les images multiples se forment par

Fig. 17. — Images sjinélrii]ues fonnves dans le kalêidoscopi'. •

réilexion sui- les trois miroirs. Il en résulte des figures régulièrement disposées qu'on fait varier à volonté, en tournant l'instrument sur son axe et en déplaçant ainsi les fragments colorés (fig. 47).

Dans le kaléidoscope primitif de Brewster, il n'y avait que deux miroirs, et l'on donne ordinairement le nom de caisse catoptrique à l'instrument qui en contient trois ou un plus grand nombre.

On voyait, il y a quelques années, sur le quai du Louvre un pauvre diable qui montrait aux spectateurs ébabis la façade de l'Institut au travers d'un énorme pavé. La lunelle mo/fiqiie qui

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