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RADIATIONS CALORIFIQUES. SS

calorifiques des divers rayons colorés. En opérant de cette façon, Melloni a prouvé que la température de ces rayons va en sëlevant du violet au i-ouge ; c'est au delà du rouge, dans le prolongement du spectre, que se trouve le masimum, à une dislance An de la limite extrême du rouge égale à celle qui existe cuire cette limite et le bleu-vert. Au delà, la chaleur décroît, mais elle est encore sensible quand on arrive à une distance (II) rouge égale à toute l'étendue du spectre lumineux. Muller et Franz ont repris les expériences de Mellonî. On voit, dans la ligure 141 les courbes d'intensité calorifique obtenues avec

[. 141. — Couri)e« de» intcnsi lés calorifiques, d'iipi'ès Hullvi*: X'mll, courbe obicnuo a' un prisme de ccl griDiiioi X'hi'U, courbe obtenue avec un prisme de crown.

deux prismes, l'un de sel gemme (courbe X'mH), l'autre de crown (courbe X'm'H).

D'après Melloni, « le maximum de température dans le spectre calorifique normal du Soleil ne se trouve pas toujours dans la mt>me position, mais tantôt plus, tantôt moins éloigné de la limite rouge, bien que le ciel, dans les difTérentes journées ou l'on fait l'expérience, soit doué en apparence de la même limpidité ». Il attribue ces cbangements, qui se manifestent seulement dans les radiations obscures sans toucher aux intensités relatives des radiations lumineuses, aux différences d'bumidité des couches inférieures ou supérieures de l'atmosphère, laquelle serait ainsi douée d'xuic sorte de coloration calorifique ou de thermochrose\

t. ilénoirt «ur ridenltlé det dnenti radiation» luminauer, calorifique» et chimique», plr H. McUoni

sa4 LE MONDE PHYSIQUE.

En prenant la lumière de l'arc vollaïque comme soui-ce, et en opérant avec un prisme de sel gemme, Tyndall a trouvé que la radiation calorifique s'étend plus loin du etité des rayons

Fig. ItS. — Courlte des radiiUons calorifiques dans le speclr^> de l'arc volbique, d'après Tyndall.

les moins réfrangibles qu'on ne le trouve dans le spectre solaire. Ce r^ultat \ient à l'appui de l'opinion de Mclloni que l'atmosphère agit par absorption sur les radiations obscures les plus réfrangibles des rayons solaires.

' g 5. RADEITIO.NS GHUIIQUES DU SPECTRE. — ÏPECTHE ULTRA-VIOLET.

Tout le monde connaît l'influence de la lumière du Soleil sur les couleurs matérielles, quand ces couleurs sont appliquées soit sur des étoiles, soit sur du papier, du bois et diverses autres substances oi^aniques. Les rideaux de tenture pâlissent à la lumière du jour, les toiles écrues de teinte jaunâtre blanchissent quand on les expose au soleil. On sait aujourd'hui combien la lumière est nécessaire au complet épanouissement, à la santé, à la vie même des végétaux et des animaux. Or ces influences multiples, sur lesquelles nous aurons l'occasion de revenir ailleurs, consistent, en dernière analyse, en une suite d'actions chimiques, en des décompositions ou combinaisons de substances. Du chlore et de l'hydrogène qui, dans l'obscu-

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