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INTERFÉRENCE DES ONDES LUMINEUSES

ments de vibration de l'éUicr auront même amplitude aux^ mômes phases. Si les ondes du premier rayon coïncident avec celles du second, il est clair que leurs iiUcnsilés devront s'ajouter : la quantité de lumière sera augmentée par leur concours. Mais si l'un d'eux est en retard sur l'autre, et cela précisément d'une demi-longueur d'onde, les molécules d'élhcr situées le long de la ligne AB seront sollicitées d'un côté par des forces dont l'intensité et la direction seront représentées par la courbe aaa..., et d'autre côté par des forces égales et contraires représentées j>ar la courbe a'a'a'... Tonte molécule telle que m restera donc en repos sous l'action de ces forces opposées; le mouvement vibratoire cessera, et l'obscurité succt'dera à la lumière. On dit alors que les ondes ou les rayons lumineux interfèrent. Même résultat, si le retard était de 5/2, . 5/2... et en général d'un nombre impair de demi-ondulations.

S'il est d'un nombre pair de demi-ondulalions, le résultat est le même que s'il y avait coïncidence. Enfin, entre ces deux cas exlrônies, l'intensité lumineuse est taulôL augmentée, tantôt fliininuée; mais il n'y a en aucun point destruction absolue de lumière.

Théoriquement, ce raisonnement, qui est une conséquence nécessaire du système des ondulations, rend parfailcmcnl compte de l'exiiérienee de Grimaldi, et de toutes celles où

d'où réfullcrail une successînn de vibitilions fnibics et Sorles analogues aui bntli^menU que fait entendre la consonnancc de dcui noies peu diiïérentes ; mais ces alternatives àe lumiëi-c Ciible et forte, se succédant avec une rapidité prodigieuse, ne produiraient sur l'œil qu'une «ensation continue. • (A. Fresnel, De la Lumière, etc.]

LE MONDE PHTSIQUE.

apparaissent des franges obscures ou brillantes. Il restait néanmoins à le vérifier par Tobservation.

Young, avant d'étudier l'optique, s'était occupé des lois des vibrations des tuyaux sonores, et c'est le phénomène des baliements qui paraît lui avoir suggéré la première idée de l'interférence des ondes lumineuses. Il posa ce principe et l'appliqua à l'explication de plusieurs phénomènes, avant d'en avoir trouvé une démonstration expérimentale. C'est une observation fortuite qui le mit sur la voie de cette preuve directe. « Ayant eu occasion d'observer l'ombre d'un cheveu éclairé par une fente lumineuse très étroite, il remarqua au milieu de l'ombre une frange blanche et brillante entre deux franges sombres. Il répéta l'expérience en substituant au cheveu un rectangle opaque très étroit, et reconnut dans l'ombre de ce rectangle une série de franges alternativement brillantes et obscures. La frange centrale est blanche et bordée de deux franges obscures ; les autres franges brillantes sont colorées très sensiblement et d'autant plus qu'on s*éloigne davantage du milieu de Tombre. Young fit •de plus une observation très importante : en arrêtant avec un ^cran opaque la portion de lumière qui passait dans le voisinage •d'un des bords de l'écran, il vit disparaître complètement les franges qui existaient à l'intérieur de l'ombre. Il était difficile ^près cela de se refuser à admettre que ces franges sont dues 4iu concours des rayons qui passent près des deux bords opposés

de l'écran opaque Young imagina une seconde expérience,

plus concluante encore, pour démontrer l'existence des interférences lumineuses. Il fit arriver le faisceau des rayons solaires transmis par un trou étroit, pratiqué dans le volet de la chambre obscure, sur deux autres trous étroits et voisins, percés dans un écran opaque ; il reçut sur un second écran les deux cônes lumineux dilatés par la diffraction de manière à empiéter l'un sur l'autre, et, dans l'ombre de la partie opaque située entre les deux ouvertures du premier écran, il aperçut une série de bandes très fines, alternativement brillantes et obscures. Ces bandes étaient d'autant plus étroites que la distance qui sépa-

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