‹ Le monde physiqueChapitre 42 sur 271 · I. 'ii · texte numérisé non relu

I. 'ii

frenl jjas ces inconvénients. Mais, comme ils sont principalement construits dans le but d'être aisément transportables, le diamètre du tube est moins large que dans le baromètre fixe, de sorte que la capillarité déprime le niveau supériem|du mer-

Fig. 84. — Ciitliéloniètre. Fig. 8Ô. — Cuvette du

baroiuètie de Fortin.

cure. Les obsei'vatioiis qu'on l'ait avec ces instruments exigent donc une correction relative à ce genre d'influence. Mais, dans les baromètres de Gay-Lussac et de Buntcn, comme dans le baromètre fixe, la hauteur se mesure par deux lectures correspondant aux deux niveaux du liquide, de sorle (pie la diffé-

rence exprime, toutes corrections faites, la véritable pression atmosphérique. Dans celui de Fortin, le zéro est maintenu constant par une disposition ingénieuse que la figure 85 fera aisément comprendre.

On y voit une coupe de la cuvette cylindrique qui renferme le mercure où la partie effilée du tube vient plonger. La partie supérieure du cylindre est en verre et laisse voir le niveau du liquide. Une pointe métallique intérieure indique la position du zéro de l'échelle et le niveau que doit atteindre le mercure, toutes les fois qu'il s'agit de faire une observation. Comme le mercure repose sur un sac en ])eaii imperméable lié aux parois inférieures de la cuvette, et que le fond métallique se trouve traversé ]^ar une vis dont l'extrémilé appuie sur ce sac mobile, il en résulte qu'on peut à volonté monter ou baisser le fond du liquide, ou, ce qui revient au même, élever ou abaisser le niveau , et enfin obtenir l'afflearement. En voyage, pour que les mouvements du mercure ne brisent pas le tube, on monte la vis jusqu'à ce que la cuvette soit entièrement pleine à sa partie supérieure.

Comme tout l'appareil est enveloppé d'un cylindre de bronze qui le garantit des chocs, le niveau du mercure dans le tube s'observe à travers deux fentes longitudinales opposées qui laissent à nu le verre du tube ; c'est sur les arêtes de ces fentes que se trouvent gravées les divisions en millimètres de l'échelle, qui a son zéro au niveau constant marqué par la pointe de la cuvette. Un curseur, muni d'un vernier (iig. 86) et d'un bouton qui permet de le mouvoir à l'aide d'une crémaillère, donne la position précise du niveau sur l'échelle, et la hauteur en dixièmes de millimètre.

A l'aide d'un pied à trois branches, l'appareil s'installe sur le sol, et l'on doit toujours avoir soin de placer le tube dans une

Fig. 86. — A'ernior du baromètre do Fortin .

position verticale, ce qui est rendu aisé par son mode de suS' pension dit à la Cardan (fig. 87).

Le baromètre de Fortin est commode pour les explorations scientifiques, parce que l'air ne peut s'y introduire, et que les

Fig. 87. — Le baromètre de Fortin; installation en voyage.

mouvements et les agitations de la route ne risquent guère de le briser. Les lectures doivent être corrigées de la capillarité. De plus, comme le degré de température fait varier îa deiisilé du liquide et par suite la baufeur de In colonne qui înesnro la |»res-

sion atmosphérique, il faut encore faire une correction relative à cette influence.

La figure 88 montre quelle est la disposition du baromètre de Gay-Lussac modifié par Bunten. Deux portions d'un même tube sont reliées par un tube de diamètre très étroit ou capillaire. Une petite ouverture laisse pénétrerp'air au-dessus du niveau

Fig'.iSiS. — Bnrniiii'tro do Gay- Fi^. 80. — liaroinèfro à cadran. Viio d'onspinblo Lussac, modifié pai' Biinlon. pt mncanismo.

inférieur. Pour noter la hauteur barométrique, on mesure, sur une échelle divisée en millimètres, la hauteur du niveau supérieur, et l'on en soustrait la hauteur du niveau inférieur : la différence exprime évidemment la pression cherchée. Comme les tubes ont même diamètre, Gay-Lussac avait pensé qu'il serait inutile de corriger l'inflneiice de la capillarité; malhenreuse-

ment on a reconini qne celle influence n'élait pas la même dans le vide baromélrique et dans le tube inférieur au contact de l'air. Cette circonstance est fâcheuse : l'instrument est facile à transporter, peu volumineux, et l'air ne peut que difficilement pénétrer dans la chambre barométrique, à cause du faible diamètre du tube intermédiaire. En voyage, on le retourne de haut en bas. La modification imaginée par Bunten rend plus difficile encore l'introduction de l'air; les bulles, s'il en pénètre le long des parois du tube, vont se loger dans un espace étroit ménagé dans la partie renflée du tube capillaire, et n'ont aucune action sur le niveau du mercure.

On sera peut-être curieux de savoir par quelle disposition les variations de la pression atmosphérique peuvent se transmettre à une aiguille mobile sur un cadran divisé. Le baromètre à cadran n'a pas grande valeur scientifique, parce qu'il est rarement construit avec une précision suffisante : on s'en sert Fi», on. — Baromètre anéroïdp Ho B(niici(in. daiis Ics appartements commc

objet d'ornement. Il se compose d'un tube à siphon, dont la branche ouverte (fig. 89) supporte un flotteur en ivoire. Ce flotteur monte et descend en faisant tourner, au moyen d'un fil de soie ou quelquefois d'une crémaillère, une poulie à l'axe de laquelle l'aiguille est fixée. L'aiguille tourne dans un sens ou dans l'autre, suivant que le niveau monte ou descend ; le cadran est divisé par comparaison avec un baromètre fixe.

Depuis quelques années, on a substitué avec avantage à ces instruments les baromètres métalliques ou anéroïdes.

Ces derniers instruments sont basés sur l'élasticité de flexion des métaux contournés en lames minces. Un tube aplati, en

laiton, dont la section est elliptique, est vide d'air et rigoureusement fermé (lig. 90). Il est courbé en forme d'arc de cercle et fixé en son point milieu , de sorte que les extrémités libres des deux moitiés du tube peuvent osciller de part et d'autre du point fixe. Quand la pression barométrique augmente, le tube s'aplatit davantage, la courbure des deux arcs s'accroît, et leurs extrémités libres se rapprochent; le phénomène inverse a lieu

Fig. 91. — Baromètre anéroïde de Vidi.

si la pression diminue. Or les extrémités libres du tube s'articulent à des leviers qui font mouvoir la tige d'un secteur à engrenage. L'aiguille du cadran qui s'engrène elle-même par un pignon au secteur, se meut dans un sens ou dans l'autre, et parcourt de la sorte les divisions du cadran qui ont été réglées par comparaison avec un baromètre fixe.

Dans le baromètre anéroïde que représente la figure 91, la pression de l'air s'exerce sur la base cannelée d'un tambour

en mailleclioii, à rijilôi ieiir duquel un a liiil le vitle. Quand la pression augmente, cette base s'affaisse ; elle se relève au contraire si la pression diminue, et ses mouvements se transmettent à l'aiguille par un mécanisme particulier dont la légende de la figure 92 suffira à donner une idée. L'invention de ce haro-

Fig. 92. — Mécanisino du buruiiictic di; Vidi : M, b. itu à l'iiitérieur de laquelle a été fait le vide; R, ressort antagoniste auquel sont communiqués les mouvements d'oscillation de la boite; /, m, ;■, t, système de leviers articulés qui transmettent les nuuvements à une cliaine s; s, chaiue qui s'enroule sur l'axe de l'aiguille indicatrice du baromètre.

mètre est due à M. Vidi. 11 a été récemment perfectionné par un opticien anglais, M. Cooke.

Ce genre de baromètre est préférable de beaucoup aux baromètres à cadran, bien qu'un ait reconnu la nécessité de modifier de teinj)s à autre la graduation, à cause des variations que subit l'état moléculaire du tube dans le baromètre Bourdon, ou celui de la caisse métallique et du ressort antagoniste qui se trouve dans le baromètre de Vidi,

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