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EXPERIENCES DE LA MACHINE PNEUMATIQUE

tenterons donc d'en indiquer encore quelques-unes qui concernent les phénomènes de pesanteur.

Par exemple, on constate que l'eau contient ordinairement en dissolution de l'air, que maintient emprisonnée la pression atmosphérique. Si l'on place sous le récipient de la machine pneumatique un vase plein d'eau non bouillie, on voit les bulles d'air s'échapper du liquide, et d'autres bulles attachées aux ])arois du vase apparaître fixées à leur surface, puis peu à peu grossir à mesure que la pression diminue, se détacher des parois et monter à la surface de l'eau. Si l'on a placé dans l'eau des corps solides, tels que des fragments de verre, de bois, de métal, du sable, etc., le même phénomène se présente sur la surface de chacun d'eux, ce qui prouve que tous les corps ont la propriété de retenir, adhérente à leur superficie, une certaine quantité d'air que la pression atmosphérique y maintient fixée. La fumée qui, dans l'atmosphère, s'élève au-dessus des couches inférieures, tombe dans le vide comme une masse pesante. Ce phénomène montre que le princi])e d'Archimôde est vrai pour les gaz comme pour les liquides, ainsi que le témoigne une autre expérience qu'on exécute avec un petit appareil , appelé baroscope, dont Otto de Guerickc est l'inventeur.

Une balance supporte, à chacun de ses deux fléaux, deux boules métalliques, l'une creuse et à parois minces, l'autre pleine et d'un beaucoup plus petit volume : pesées dans l'air, ces deux boules se font exactement équilibre (fig. 102).

Quand on porte l'appareil sous le récipient de la machine pneumatique, on voit l'équilibre se troubler dès que le vide se fait, et le fléau pencher du côté de la sphère la plus volumineuse. Cette sphère perdait donc dans l'air une cei-taiiie portion de son poids, qu'on sait d'ailleurs être jjrécisément égale au poids

Fig. lOâ, — Le baroscope.

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de l'air déplacé. Ceci nous [trouve que, pour avoir le poids exacL des corps, il est nécessaire de faire les pesées dans le vide, ou du moins de tenir compte de l'erreur occasionnée par la poussée de l'air. Dans les pesées délicates, en chimie, ou pour la détermination précise des densités, cette correction est indispensable.

L'application du principe d'Archimède aux ballons ou aérostats sera l'objet d'une description ultérieure. Nous renvoyons au même chapitre la description des applications de la machine pneumatique à divers usages industriels.

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