‹ Le monde primitif de la SuisseChapitre 69 sur 244 · PLANTES MARINES · texte numérisé non relu

PLANTES MARINES

La collection des Poissons de notre mer jurassique est aussi très-pauvre; cependant elle se compose d’une douzaine d’espèces environ; mais on ne connaît guère que les dents de la plupart d’entre eux. par exemple le genre Pycnodus chez lequel elles sont sphériques ou ovales, polies et d’un noir brillant (voy. fig. 90 les dents du P. glgas Ag.), ce qui leur a fait donner par les carriers le nom d’ Yeux de pvrre (Steinaugen). Ces «lents sont nombreuses dans la cavité buccale et varient de forme et de grosseur. Notre jura possède 8 espèces de ce genre auxquelles il faut ajouter quelques Stpiales : Syphenodus longidens, Hybodus Bressau- « ourtianus Et., et. un grand Lepidotus, L. lævis Ag., dont on a trouvé un bel échantillon à Soleure, et quelques restes à Porrentruy. 11 avait environ 3 pieds de long, le jwrt de la Carpe et des écailles grandes et rhomboïdales.

A voir la richesse de la faune de notre mer jurassique, au moins dans queh|ues localités, on ne peut douter que la Flore n’ait été très-riche aussi, et que de nombreuses espèces n’aient habité les rochers et les basfonds rocailleux. Les conditions dans lesquelles ces plantes molles et délicates sont parvenues jusqu’à nous leur ont été très-défavorables, et c’est à cela qu’il faut attribuer leur destruction nu leur mauvais état de conservation. 11 est par conséquent très-difficile de les déterminer ; cependant nous avons pu recueillir quelques formes caractéristiques. L’espèce la plus importante a été désignée par Quenstiidt sous le nom de Fucus hechingensis ; ifiais suivant moi elle appartient plutôt aux Nullipores dont nous avons déjà parlé comme ayant largement contribué à la formation des lies madréporiques. Notre Nulliporites hechingensis diffère des Fucus par des troncs roides, cylindriques, s’étalant dans toutes les directions, et par ses rameaux* qui, comme chez les Nullipores, sont

* Le plus souvent, les Chondrites se présentent étalés sur des roches plates, tandis <|ue les Nulliporites sillonnent la roche dans tous les sens, ce qui indique que les branches de ces dernier» étaient raides et incrustées de chaux et que les premiers rampaient sur le sol. Souvent les branches des Nulliporites ont disparu laissant. dans la pierre des trous ronds et dos canaux cylindriques.

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