SCÈNE VI
Les Mûmes, CORNALINE DU VALLON, UO SALUA DKSCHARMETTES, cm Dorksti qub, avec perruque en crin \c gelai, portant u?i king'i-charles. **** rosalra. Ahl chère amiol... quelle société I quelle cohue! quelle odeur de cuisine I
cornaline. Et quelle poussière 1 j'en suis aveuglée 1
rosalba. Ici, du moins, on respire un peu.
le domestique. Madame, je crois que Cromwell a faim.
cornaline. Oh! mais c’cst «on heure, en effet... Firmin, entrez chez ce traiteur, et fai tos-lui servir un potage.
le domestique. Oui, madame.
cornaline, caressant le chien. N’oubliez pas qu'il préféré les pûtes d'Italie... Allez! [Le dumetiique entre chez le traiteur.)
séraphin, à Adhémar. Oh! c’est un chien de grande maison I adiiemar, à Séraphin. Ahl mon ami! quel galbe!
cornaline. Ce pauvre Cromwell a l’air tout honteux d’entrer dans une guinguetto,
rosalba. Je regrelto que nous ne nous soyons pas (ail suivre par la calèche. . Je suis horriblement fatiguée! [Les deux jeunet gent te font signe et vont chercher de» chaises.)
cornaline. El moi aussi... lo temps est lourd, accablant.
rosalba Nous pouvons nous reposer ici quelque* instante.
* Séraphin, Adbémar.
•• Adhémar, Séraphin.
•*’ Séraphin, Adhémer.
Rosalba, Cornaline, le Duc, deuxième plan Séraphin, Adhémar, troisième plan.
adiiEmar ci séraphin, offrant chacun une chaise à l'une des dames.* En l’absence uo vos ns, mesdames, purmettez-nous de vousserr de grooms.
cornaline et rosalba. C’est trop do compiaisance, messieurs.
adhémar. Nous voudrions vous offrir do* trônes "5 tuais la forêt de Saint-Germain n en produit pas.
cornaline. Ces chaises nous suffisent, mille gtâ>s, messieurs. '** (A /îosutoa.) Ce sont des originaux. (Les deux dames sont assises au milieu du théâtre.) ,
adhémar , à droite, à Séraphin. Quelle lailfe! et quel pied I... Avez-vous vu son pied T pas plus grand que ça!
séraphin. Et l’autre, donc! elle n’en a pas!
adhémar. Comment font-elles pour sc tenir debout?
séraphin. Ne laissons pas tomber la conversation.
adhémar. C'est ça .. Entamez 1 entamez.
séraphin, panani du câtide Rosalba. Soit! h assaut! "** (A Rosalba, après avoir cherché.) Os damos sont venues pour voir la fête ?
rosalba. Oui, mousieur, ai l’on peut appeler cela une fêle.
cornaline. Fi donc!... une foule d'affreux marchands do comestibles... un ramassis de bateleurs cl do bourgouis endimanchés... Ali! nous sommes punies de notre curiosité!
adhémar. Dans la ruche du beau monde , madame, vous devez être la reine abeille...
Ici, vous ôtes la nymphe de la forêt.
cornaline, souriant. Monsieur...
séraphin, à Rosalba. Dans l’écriu de la société, vous devez chatoyer comme un diamant du Mogol... Ici, vous scintillez comme une étoile. rosalba. Monsieur!...
conNALtNE. Comme les fêles champêlros poussent à la galanterie!
ENSEMBLE
Ah ! qu’il nou» soit permis, oui, do vous respirer. Ah t «h! »h 1 »b ! »h !