‹ Le mondecamelotte comedievaudeville en trois actesChapitre 28 sur 52 · SCÈNE X · texte numérisé non relu

SCÈNE X

CORNALINE, LA MÈRE MELON.** nfciiK melon. C’est quo t’avais du monde, tout à l'heure... Des auteurs, des directeurs, hein T

cornaline. Oui, m’man.

hère HRtoN. Je passais avec ma marchandise devant ta poite, et je me suis dit : Je vas monter erubiassor ma Liline. [Elle l'embrasse.)

cornaline. C’esl gentil à vous... Reposezvous donc un peu.

, MÊÏlP mrlon. Non , mon trognon , merci I je n ai pas le temps do m'assire-, ma charrotioesl , à la porte, et mes pèches suraicnl i la portée d un chacun.

cornilixi. Voua allez toujours bien?

mrre melon. Comme le pont Neuf, depuis qu’il est restaure; c’est pas comme ta pauvre tante Greluchet, qui vient d’avoir une fièvre ophicléide.

cornaline. Ah! cetto pauvre tante l nitRe hilon. Elle est l’hors de danger. Heureusement on lui a appliqué des compresses d'eau Relative et ça a fondu son mal, q a*i 1 ne lui reste plusqu’uno paille enflammation des amicales.

cornaline. Comment, des amicales?

MitRR melon. Oui, à la gorge.

cornaline. Ah ! bon 1

«in, mhlok. El loi, .oroni , oi-la coolento?

cornaline. Mais oui, m’man.

MfeRR melon. Je l’ai vue l’aulrTois, aux Délassements , le jour que tu m’as donné un billet de deux... Ah! ma chère, comme lu les enfonces toutes I

CONN ALINE. VOUS tTOUVeZ?

t mRrb melon. Laisse-moi donc tranquille!... c’est pas parce que tes mon fruit; mais il n'y en a pas une capable do le lacer tes bottines...

* Rosalba, Cornaline.

** Caroline, nire Melon,

Imagine-toi que j’y suis été avec le petit B> noîi... tu sais Lieu , le fils du marchand do heure de la Halle... qui vient de reprendre la maison de son père...

cornaline. Oui. . . Eh bion?

mRre melon. Je vas le faire pouffer do rire..

I endani que l’étais en scène, je remarquais qu il te remarquait perpétuellement, et qu'il le mangeait des yeux. Pour lors, à la fin du spectacle, comme nous prenions uno bouteille de bière qu’il m’avait z’offerl, vïà-t-y pas q u ’j| me demande ta maint... [Riant d’un gros rire.) Ah. ah! ah ! ah! c’esl moi que jo l'ai envoyé on Irlande! * 3

cornaline. Merci ! vivre dans le beurre rt dAus lesirufs! J’aime pas assoz les omelettes pour ça.

hère melon. A chacun sa vacation !...

Mais parlons peu z'ct parlons bien. Fivernenf.) v Commcni qu’est ta caisso?

cornaline. Qu’csl-ce quo vous dites?

mLre melun. Jo dis : Comment qu’est ta caisse?

cornaline. Ah ! bien J je devine... ma foi, maman, ollc n’est pas lourde, ma caisse.

MfcRB melon.. Je m’en doutais... Par bonheur qu’il le reste encore quelques médailles do I héritage de l’onclu Verdurel... je to les apporte, mais je le prévieos quo c’est les derniers cent francs. (Elle lui donne un petit sac.) cornaline. Merci , m’man.

mark melon. Economise, ma Liline.. économise... en attendant que t’aies un gros engagement ou un mari cossu.

cornaline. Eh ! ça ne tardera peut-être pa?.

MÈAE mrlon. L’engagement, ou lo mari?

cornaline. Le mari.

[ mère melon. Riche?

cornaline. Très-riche !

MàRE MRLON. Ah! tu mo jubiles!... Viens dans mes bras, mon sang précieux !... Ah! c’esl que lu es l’espoir do mon âge mûr, vois-tu !... Tu sais que tu m’as promis un âne pour traîner ma voilure?... un âne chinchilla !

cornaline. Oui , m’man , quand j’aurai un mari, vous aurez un Ane.

MfcRE melon. Tu m’on fais couler une larme, chère enfant!

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