‹ Le mondecamelotte comedievaudeville en trois actesChapitre 36 sur 52 · REPRISE ENSEMBLE · texte numérisé non relu

REPRISE ENSEMBLE

Ah ! qu’il fait donc bon t etc.

m"* saint-bernard. ** Quelle charmante union! Sont-iis gentils tous les doux!

cornaline. Cette bonne madame Saint- Bernard !... c’est h elle que nous devons notre bonheur I notre prompt mariage, car il n’v a plus h s’en dedire... nous venons de nous voir aillches au deuxième arrondissement.

auiiémar. Oui, nous sommes sous le grillage, oh je grillais de me voir à cûté de ma Cornaline. (A Cornaline.) J’avais tani peur que

* Cornaline, Adbdmar, M 01 * Saint-Bernard, deuxième plan.

** Cornaline, M“* Saint-Bernard, Adhémar.

vous ne consentissiez pas b mo faire le sacrifice de votre célébrité dramatique I cornaline. Ah ! je vous l’avoue, mon ami, il m’en a coûté du renoncer aux bravos, aux couronnes, b ce» enivrements du succès t..

mais où serait mon mérite, si je do tous sacrifiais rien ?

ADiiÉMAK. Ce qui me désole, A mon ange!...

c’est do ne pas faire assez pour toi... car enfin qu'est-ce que je l’apporte? un nom, un titre , une fortune... quand tu m’abandonnes tout un avenir de gloire et de renommée !

saint-bernard. Cela est vrai... vous la faites marquise; mais elle était déjà leine par le talent !

adiiémar. Oh! oui, oh! oui!

m"* saint-bernard. Si tous lui apportez une fortune, elle pouvait en gagner dix...

une à Saint-Pétersbourg, une un Italie, trois un Allemagne, en Chine, quu sais-je?

adiiémar. Oh I oui, oh J oui !

cornaline, passant au fur et à mesure. Us papiers à M •• Saint- Bernard , sous le nez d‘ Adhémar... Assez! Tenez, ma bonne, jo vous ronfle ces papiers qui m‘embarra»sent... mon acte de naissance... puis, mon engagement au Th» Aire-Français qu’on m’a envoyé hier, et que ju renverrai demain. Enfin, ces quelques contrats do rente... héritage do ma lanle; (A Adhétnar.) car on a quelques rentes, monsieur.

M m * SAtNT-HFRNARD. à Adhémar. Renvoyer un engagement au Théâtre- Français... Ah !

vous pouvez vous vanter d’être aimé pour vous-même !

. adhémar. Oh ! oui, oh! oui !

cornaline. Je ne regretterai rien auprès de mon mari!

adhkmar. Son mari ! heureux mortel que je suis !

cornaline. Moi , mon ami, j’existe seulement depuis quu je vous connais, depuis que je vous aime!

adhémar. Mais moi, cher ange, je t’aimais bien avant do lo oonnatlrel... Un aime toujours nue (mime dix-huit iidue, au moins, avant do la connaître... ( Avec exaltation.) Son mari !

Air de t Diamants de ta couronne.

Ah! redis-moi, ma lieu. aimée,

O mot charmant, en nv.it divin!

CORSMMNC.

Ad ira la glaire et sa fumée.

Je lui préfère runn destin, (dit)

ARBiBAR.

De la scène qui divinise Elle abandon»)* les lauriers,

Pour être une simple marquise.

m"« aAurT-RxaN«RD, a port.

El pour payer aca créancier*,

ENSEMBLE

O Dim d'hymen, vois * r " r ivrme,

' notre ’

Bénis ta chaîne qu'en ce jour Forment les art* et la noblesse,

S«ut la tutelle de l’amour l Oui, «le l’amour, {bit)

.AtuiKMAR. Aht je nage dans un océan de Voluptés !... Je prends un bain complet. * M mr SAINT-BERNARD, bas à Caroline, filoîgnez-lo... j’ai quelque chose d’important à vous dire.

cornaline, bas. llion! (/faut.) Ah! mon ami ! Etourdis que nous sommes !

ADBEU.tn. (Juoi donc, chère amie ?

’ Cornaline, Adhémar, M"* Saint-Bernard.

" M®* Saint-ltornard, Adhéma-, Cornaline.

cornaline. Nous avons oublie do porter des ginikiK'ilcsà Cromwell!

à dh mar. Ah ! tarpfjou ! quelle étourderie!

cornaline. Nous les lui avions promises et il va 5© désoler... c’est ma faute !

amie* au. Non 1 c’est la mienne ot je cours la réparer... La voilure est en bas... c'est l'affaire d’un instant... je vole aux gimblellcs!

cornaline. Merci pour lui , mon ami-. .

Désolée de votre dérangement I adhEiar. Comment donc?.... co pauvre chérit {.Hlant prendre ton chapeau; à pari.) C’est égal I celte bêle m'embête horriblement ! (Baisant ta main de Cornatine.) A bientôt I cher angel

cornaline. A bientôt! tendre ami !

adrkmar, ar«e amour ! A bientôt! à bientôt! (Il ftti baissa la main et port.)

Page 1