SCÈNE H
M a# SAINT-BERNARD, M. LEDUC,* VN COCHER dk ueuise les suivant.
m“* saixt-übrnard Cocher, no vous éloignez pas, afin d'être prêt h partir, lorsque nous vous le dirons.
i.Kcocur.R. Kn vous attendant, madame, je [vais remiser dans Vécut le du restaurateur; madame WO retrouvera ici... Elle a mon numéro?
m“* saint-bsrxard. Oui, c’est boni [Le cocher sort.)
lrduc.* Quelle folle idée de venir à Saint- Ci rmain, dans unt foui» paitille, où vous m’avez invité à vous accompagner l
M®* SAINT-BERNARD. Que VOUS ÔI«S tVMglo,
mon cher IxJuc!..- nies dîneurs ayant dé sérié aujourd'hui ina table d'hôte, pour venir à celte fête, j’ai fait connue eux... premièrement pour respirir un peu... secondement, pour entretenir mes relations avec mes clients ei pour en pincer de nouveaux, si j’en trouve l'occasion... Enfin, parce que monsieur Jolibois doit me présenter, ici, un jeune homme d< famille que je desire amener chez moi.
lsocc. Ah! je comprends.
m 01 * saint-bernard. C’est heureux. 11 faut bi -n que je fasse mes affaires moi-môme, puisque vous ne me recrutez plus de pratiques.
leduC. Je fais coque je peux, mais la concurrence est si grande... il faut lutter avec les Dîners parisiens, les Dîners do l'Exposition, les Dîners universels... Que sais-jé!
m“* saint-bbuNARD. Daiue ! mon cher, vous devriez être plus adroit. — Vous ôtes, chez moi, logo, nourri, habillé... et tout cela pour présider ma table, découper et entretenir L conversation. — Jo vous ai pris, parce que vous vous nommez Leduc, commandeur de Tordre du Caméléon, et lorsqu'on dit M. jxduc .. ça fait bien... on s’y laisse prendre ; mais, pour Dieu I secondez- moi plus activement.
lkduc. Ma choro maddinc Saint-Bernard, je vous trouve sévère... j’osuvai vous i appeler qu'avant d’étra | résident de votre table d’tiôto, jo possédais vingt bonnes nulle livres do rentes... et que vous m'aidâtes un peu a les croquer.
m 01 ' saint-bernard. Mon cher ami, je ne l’ai pas oublie, et je lo prouve.
LEDUC. Oui, vous me traitez cantine Un caniche à la retraite... j'ai ma pâtée.
M“ r de saint- berx An D. Oh 1 mon très-cher... Laissons dormir lo passé, et no nous occupons quo du presenL
Am ; Jmw du tiw. de la gloire el d«* Mb*.
I* simtetiir a ses peines amère* ;
Sans «'arrêter à de futiles discours,
Pins le ncaitl, les chose* de naguère*,
N!on cher ami, doivent rtilif loujour».