‹ Le mondecamelotte comedievaudeville en trois actesChapitre 6 sur 52 · SCENE IV · texte numérisé non relu

SCENE IV

LEDUC, puis LA MÈCHE ME ION, LF CO- CHER, bt lb GARÇON DU RES TAU - KANT.

ledcc. Jo suis «flr qu’elle va m’oublier et me planter là, pour ce Jolibois!... pour cet usurier jovial qui a toujours des confidences UMiebreuses a lui faire... Ça va au bois, ça déjeûne au café Anglais... et ça prèle à la pente semaine !... heureusement que madame suul-Hernard m'a glissé son porte-monnaie...

Voyons un pou. (/I l'ouvre . j Hein?... quarante sous!... Oui, il n’y a que ça... et des adresses... Oh! des adresses, il n en manque pa>:... File a plus d'adresse que d'argent, ÿuaranle sous I... me voilà joli garçon ! Coin* ithnl établir tnon budget avec celio somme T... Comment dîner et retourner à. Paris avec ça î

Air du Dieu des b onnej gens.

Quarante loua! quelle panne c«t U mimne!

Hrlton*, d'abord, vingt sou» pour le wagon; la carafon, une simple juliaune,

C*rai quinze tous! — F»e«tr eioq, Aguigaont Avec cinq tous, le plut fort déraisonna,

Avec cinq *ooa, comment taira ? Corbleu!

Qiin chou»! ebin chous! ma foi, je m’abandonne A la grâce d» Dieu ! (bw.)

■Us melon, retenant. * Crépinettes ! bons«s crepinettes!... ça brille ! ça brille !

L tMC, regardant l'éventaire de la mère .Ve- >. Eh ! mais, .. *-«• n; uès-boa cela !... Dtias doue, la mère, quelle est celte chose que vous »«Jez?

■ère melon. Oh! c'est pas pour des z’huppw comnio vous, cette cuisine-là.

ledcc. Pourquoi ça?,., pourquoi ça f... jo iroeveasstz original de goiltrr à celte ratalouillo populaire. — Comment ça se mange- Ml. hein ?

■tfti melon. Tiens, pardine! avec les «ois... quand on en a encore.

lEDi'c. Ft combien vendez-vous ce fricot-là ?

■tRB bki.o.n . La miche de pain et la crépinette... vingt-cinq centimes.

irocc. Oh ! ce n’est pas cher? — F.h bien I dooneî-m’en ! (Il regarde ti personne ne

ruaf.)

•uut melon » le servant. Voilà !... Oh! ça ne tous fera pas faire la grimace.

ledix. Très-bien! (Il ril.) Ah ! ah! ah! ça toil tous paraître bien drôle, n’est- ce pas, bonne mère, de vo.r un homme comme *ot manger sur le pouce, ou plein air. — Hnei! (Il /ni donne la pièce de deux francs ,) •rtHK ublon . Quaranle-soust... faut-il vous ^tdre, bourgeois?

LEpi'C. Fichire, oui!... puisque vous m’avez

«n t ingt-rinrj centimes C'est trente-cinq

*•** que vous allti me rendre.

■f.Rv meion, rendant la monnaie. Ah ! bfln !

I? que vous rentrer dans ma clientèle. — nllau pas tant vous pincer les lèvres. — Tcf| ?ï. v là voir© monnaie, vieux retapé !

leüi.c. Hein T... ah I m.iis, dites donc !... i«to.N, s'éloignant. Si je rencontre i ». T Vu,re je lui dirai que vous

Atiender à dîner. !

Insolente!

L * cocher, entrant.*' J'ai le temps decas- ^4*1 06 cr °^ leel Loire un coup... Eh! gar-

^Uduc, U nÜT* jj.-Ljo.

'* Laduc, lt cochar.

Liorc, à part. Oh ! le cocher ! (Il cache son j p tin et ta crépinette derrière son dos. ) Ktt-ce que vous me chercher, cocher?

LE cocher. Non, not’ bourgeois... j’ai donné le dîner à Coco , et je viens chercher le mien à mon tour. [Il appelle ) Holà ! garçon !

i.e cahços, armant. * Voilà! quYsl-ce qu’il faut vous servir?

le cocher. Qu'est-ce que vous avez?

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