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STRUCTURE

On peut dire que l’unanimité est faite parmi les hématologistes pour admettre que la structure chromatinienne monocytaire offre des particularités telles que dans des cas, par aïîlleurs incertains, c’est en définitive sur elles qu'on doive s'appuyer pour classer une cellule ou non dans les monocytes.

Le noyau se colore généralement faiblement en rose ou en violet clair. Sur ce fond, la chromatine apparaît avec une structure variable. Dans les pré-

parations fixées par l’acide osmique, la chromatine

Ir pRE

se présente sous l’aspect d’un fin reticulum, d’un réseau délicat et ténu, «à travées minces, peu nombreuses, à points nodaux petits», comme l'écrit Jolly. Il ne faudrait donc pas conclure qu’il existe d'opposition entre la description qu’en donne cet auteur et celles qu’en “donnent les auteurs actuels qui emploient les éosinates de bleu de méthylène.

Par cette méthode, la chromatine apparaît avec des caractères que tous les auteurs se sont efforcés de préciser, Ils sont d'accord pour admettre qu’elle est généralement pauvre, mais ils décrivent différemment sa structure. Pour Pappenheim, elle se présente sous forme de bâtonnets reliés les uns aux autres. Pour Decastello-Krijnkoff, sous forme de faisceaux de fibres en amas lâches et raréfiés, avec des points de croisement plus gros. Pour Alder, il existe des nodosités en différents points du réseau. Pour Naegeli (1932), il existe aussi des épaississements nodaux et des épaississements de l’enveloppe nucléaire. Il distingue nettement une basi et une oxy-chromatine. Lenaz la décrit ainsi: « L’oxy-chromatine forme un fin dépôt de granulations très claires et diffuses disposées en chaînes très délicates, parallèles aux contours du noyau et suivant son encoche, Il en résulte un dessin concentrique simulant le réseau décrit par d’autres auteurs.» Pour Sternberg, la chromatine forme un filet délicat, lâche, particulièrement fin, qui apparaît comme tissé ou en trainées. Pour Hirschfeld, la charpente nucléaire est diffuse, nébuleuse et irrégulière, H. Bénard et Tissier trouvent le noyau

SÉRO:

«pâle, à peu près homogène, sans bloc chromatinien ». Pieraerts, lui, décrit «un aspect clair et une structure finement filamenteuse >». Pour Merklen et Wolf, «le réseau chromatinien est très fin, disposé en poussière, en grumeaux ou en délicates striations ». Sabrazès décrit la chromatine « en réseau irrégulier » avec « des stries et des mailles assez peu distinctes, sans dessin apparent de membrane nucléaire ». Schilling décrit à la chromatine «une fine structure en damier à contours brouillés ». Pour Rieux, il existe «un réseau chromatinien lâche et spécifique, montrant parfois aux points d’intersection des épaississements ». De mème, pour Glanzmann, «la charpente chromatinienne montre dé rares et fines stries avec des points nodaux fins». Laubry et Marchal décrivent le réseau chromatinien « disposé à la fois en fin chevelu, en poussière ou en grumeaux », l’ensemble étant spongieux. Storti trouve simplement un réseau de chromatine «très délicat », et P.E. Weill «un fin réseau chromatinien très altérable >». Hittmair trouve à la chromatine «une disposition effilochée », et Mas y Magro «une structure filamenteuse caractéristique que l’on peut comparer à une toile d’araignée parsemée çà et là de petits blocs de chromatine ».

Tous ces auteurs insistent donc, d’une manière générale, sur la finesse et la làächeté du réseau de chro-

matine.

En réalité, il nous semble que la structure chromatinienne du noyau monocytaire peut se présenter

sous des aspects bien différents que P. Chevallier a bien observés :

1° — dans certains cas, existe un étalement diffus et régulier de la chromatine qui ne présente nulle part d’épaississement. Toutefois, il n’est pas rare d'observer çà et ia quelques renforcements chromatiniens, qui vont donner à la surface nucléaire un aspect plus ou moins vallonné que certains auteurs ont comparé aux ondulations de l’astrakan.

2° — dans d’autres cas, au contraire, la chromatine affecte la disposition d’un réseau «à mailles larges et floues », suivant P. Chevallier, et que (EE dernier compare à un «filet englué de vase ». Parfois, le réseau présente un aspect radié, les stries chromatiniennes ayant leur point de départ d’un épaissisement central d’où elles divergent en rayon de roue vers la périphérie ; d’autres fois, les mailles du réseau sont presque parallèles, zébrant la surface nucléaire ; d’autres fois encore, le réseau est spiralé.

3° — enfin, dans une troisième variété de cas, la chromatine est disposée dans le noyau sans aucune régularité, sous forme de mottes plus ou moins grosses et épaisses, « tantôt très fines (cellules jeunes), écrit P. Chevallier, tantôt en flammèches ou en virgules, plus ou moins réunies les unes aux autres par leurs régions extrêmes: cet aspect de multiples coups de pinceau est très particulier au monocyte ». Ajoutons que ces petites masses de chromatine sont parfois peu nombreuses, réduites à une ou deux, par-

fois au contraire elles recouvrent presque tout le

LS

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noyau, s’enchevêtrant et empiètant les unes sur les autres. Entre elles, apparaissent des intervalles plus pâles caractéristiques.

Ces différents aspects existent sur une même lame en proportions variables. Ces variations de la structure chromatinienne d’un monocyte à l’autre sont un de ses caractères propres. Il est souvent à l’origine d'erreurs d'interprétation ; toutefois, chacun d’eux est bien différent de la structure nucléaire habituelle des autres éléments normaux du sang. En cas de doute, on reviendra à la teinte claire du noyau, si

caractéristique.

NUCLEOLES

Il reste à envisager, dans le noyau, le problème des nucléoles. Il a donné lieu à un certain nombre de controverses. Rappelons tout d’abord la définition que donne Jolly des nucléoles en général : «Les nucléoles vrais ou «plasmatiques> sont des portions différenciées de chromatine qui prennent les couleurs acides ou se colorent par les couleurs basiques avec métachromasie », et Jolly ajoute: «Ces nucléoles n’existent pas dans les cellules sanguines, dans les conditions normales ; on les trouve au contraire très souvent dans les cellules lymphoïdes indifférentes des tissus hémato-poïétiques. »

Ces nucléoles ont été depuis retrouvés dans un certain nombre de cellules normales du sang, en particulier dans les lymphocytes où #s sont relativement fréquents et faciles à meftre en évidence.

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La présence des nucléoles dans le noyau monocytaire est nié par Sabrazès, Rieux, Pieraerts, Mas y Magro… D’autres auteurs sont moins catégoriques. Merklen et Wolf écrivent : « Il n’y a pas de nucléoles distincts. >» P. Chevallier : « Il n’y a quasiment pas de nucléoles visibles sur les préparations usuelles. »

Par contre, nombreux sont les auteurs qui admettent la présence de nucléoles mais que révèle seulement la coloration vitale : Bloom, Laubry et Marchal, Tzanck, Hittmair, Naegeli. Ce dernier d’ailleurs va plus loin et en trouve dans les préparations ordinaires au Giemsa, en particulier dans les noyaux à réseau chromatinien fin et où la polymorphie nucléaire est minime ou absente (groupe I de la classification de Naegeli). Pour Chevallier, on les mettrait plus facilement en évidence dans les cas pathologiques. En réalité, il nous semble que pour inconstante qu’elle soit, la présence de nucléoles dans le noyau monocytaire est incontestable. Plus facilement retrouvés dans les préparations vitales, on les rencontre néanmoins dans les bonnes colorations au Giemsa, en particulier par des colorations progressives.

Is se présentent sous forme de petits corpuscules bleu foncé ou bleu clair, généralement arrondis, en nombre variable, de 1 à 3 (2 à 4 pour Hittmair ; Schwirtschewskaja en signale jusqu’à 5).

On ne saurait en tous cas faire de leur absence un caractère différentiel d'avec les noyaux Iymphocy-

taires, comme le veulent certains auteurs.

CERCTITOPLASME

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