‹ Le MonocyteChapitre 44 sur 62 · PRO EE · texte numérisé non relu

PRO EE

Fiessinger précise plus tard, avec P. Mathieu, son opinion en ces termes : « Les granulations oxydasiques des mononucléaires sont accidentelles et, en aucune façon, elles ne peuvent être comparées aux granulations constantes et régulières observées au niveau des leucocytes granuleux. »

Quant à la réaction des peroxydases, Fiessinger écrit en 1924 qu'il la trouve constamment négative au niveau des monocytes.

D’autres auteurs, cependant, signalent la présence de granulations oxydasiques au niveau des monocytes : Sapegnon, Martinotti, Bétancès, Loeel et Graham. Sabrazès les trouve plus abondantes dans les formes à noyaux multilobés, désignées à ce moment « formes de transition »; mais il ajoute qu’elles sont moins serrées et moins nombreuses que celles dés polynucléaires. Par contre, il note l’absence de réaction dans les monocytes à noyaux ronds. Popper, à Bucarest, les trouve également dans les monocytes mais moins nombreuses que dans les polynucléaires. ‘Ces travaux sont confirmés Pa Schittenhelm et Erhardt en 1925 qui trouvent la réaction des oxydases faiblement positive (grains rares et petits) dans une partie seulement des monocytes. Par la suite, la majorité des auteurs adopte cette opinion (Büngeler, Schilling, Bloom, Merklen et Wolf, Saeman, Bürker, Baader, Katsunuma, Sternberg, Sato, Uyeyohanara, Pieraerts, Schulten, etc.….).

Naegeli cependant, en 1932, fait connaître les résultats de ses recherches et affirme que la réaction

Le

des oxydases est constamment positive au niveau des monocytes : « I n'existe, écrit-il, qu'un à quatre pour cent de résultats négatifs. » Il s'élève avec force contre les auteurs qui prétendent établir une différence entre les résultats de la réaction chez les monocytes et chez les polynucléaires. Ces derniers, dit Naegeli, peuvent également, dans certains cas pathologiques, donner des résultats négatifs. Certes, les grains oxydasiques des monocytes sont plus fins que ceux des neutrophiles, mais cela tient à la taille plus fine des granulations monocytaires. Quant aux résul- tats négatifs de certains auteurs, ils sont dus, selon Naegeli, à des fautes de technique. Ajoutons que, pour Naegeli, cette identité entre les réactions oxydasiques et peroxydasiques des monocytes et des neutrophiles est un des facteurs qui plaident en

faveur de l’origine myéloïde des monocytes.

Résumant ces diverses opinions, Hittmair, en 1933, écrit : « On trouve toutes les opinions, depuis l’affirmation que les granulations oxydasiques et peroxydasiques sont toujours, aussi présentes que le ferment protéolytique, jusqu’à l'affirmation contraire selor laquelle le monocyte, est toujours négatif à la réaction des oxydases. Quelques-uns la disent inconstante, labile, d’autres créée par une coloration trop poussée, d’autres exogène, conditionnée par la phagocytose. D’autres, propre seulement à certains types de monocytes et décelable seulement dans certaines parties de la cellule. D’autres, finalement, comme fondamentalement différente de toutes les autres

Page 1