SCENE sixième
Les Mêmes, excepte CLAUDET.
L« présideol •'•pproche de Simon qui tient dans ses mains le papier
écrit par Baltkazar.
LE PRESIDENT, à Simon.
J'ai envoyé une note au télégraphe, pour qu*il nous transmit à Tinstant les ordres du garde des sceaux... Eh bien, docteur?
SIMON
£h bien... cette étrange maladie que sou pèrie avait cachée avec tant de mystère, la voilà connue enfin. Fasse le ciel maintenant que le mal n'augmente pas , qu'il ne fitsse pas de progrès.
LE PRÉSIDENT
Comment?
SIMON , prenant le papier.
Voyons ce qu'il écrit ! . . . tous ses aveux qu'il répète ! . . . Lui laisser lîreça, ... il va en être accablé ! . . . Il s'éveille !
BALTHAZAB , s'ëveillant comme en sursaut.
Ah!!
SoB regard cesse d'élre Aie ; il le promène sur tout ce qui l'entoure. On se presse autour de lui.
â« LE MONOMANE.
— Où suis-je? qu'est-îl arrivé? pourquoi m entourer? pourquoi me regarder ainsi? que voulezvous?... Partout la tristesse, la copsternation!... leurs fronts s'inclinent ! ils s^éloignent en silence !
Le président » iait sif^ne k tout le monde de se retirer* Toos «^éloignent lentement , et sortent en silence.
BALTHAZAR , au prifsident.
Pourquoi s'en, von t-ils?raccii$é n est pas encore condamné ! . . .
SIMON
11 e^t acquitté ^ mon ami •
BALTHAZAR , se levant.
Acquitté! c'est impossible! je n*ai pas parlé! Tarrêt est nul! rappelezJe! qu'il vienne! je suis prêt !
SIMON
Calmez-vous !
BALTHAZAR
Je veux parler ! j.^ veux qu an le condamne ! on ne me l'arrachera pas ! je vais! je cours !...
lË PAÊSIDENt Et StMON.
Arrêtez ! ! !
LE PRESIDENT, à Simon. -
Impossible de l'éviter ! Pour lui-même^ docteur! pour sa guérison ! la fureur va le tuer. . .